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26/09/2012 à 09:17
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Des manifestants du collectif 'Sauvons le Togo', le 25 septembre 2012 à Lomé. Des manifestants du collectif "Sauvons le Togo", le 25 septembre 2012 à Lomé. © AFP

C'est assez rare pour être noté : plusieurs milliers de Togolais ont battu le pavé dans le calme, mardi 25 septembre, à Lomé. De nouvelles marches sont prévues mercredi et jeudi à l'appel du collectif "Sauvons le Togo".

Cette fois, pas d'incidents ni d'arrestations musclées, de provocations ni de gaz lacrymogène. Mardi, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Lomé, entamant une nouvelle série de manifestations à l'approche des élections législatives togolaises.

Les organisateurs de la manifestation et les autorités avaient convenu du parcours avant que la marche ne débute pour éviter toute intervention policière. Depuis début du mois d'août, plusieurs marches similaires ont été violemment dispersées par les forces de l'ordre.

Deux autres marches sont prévues mercredi et jeudi, organisées par le collectif « Sauvons le Togo », un regroupement de mouvements politiques de l'opposition et d'organisations de la société civile. Le collectif réclame le départ du président Faure Gnassingbé ainsi que l'abrogation de réformes électorales récentes.

L'ex-Premier ministre, Agbéyomé Kodjo, un homme clé de l'opposition, a indiqué que le collectif avait rencontré une délégation gouvernementale dans la soirée de lundi, afin de s'accorder sur l'itinéraire de la manifestation. « Nous n'avons jamais prévu de provoquer (les autorités) », a-t-il expliqué. « Au sein de Sauvons le Togo, nous avons toujours été responsables. À l'occasion d'une rencontre, hier soir tard, des officiels du gouvernement ont fait valoir certains arguments. Nous avons finalement décidé d'accepter la proposition d'itinéraire faite par le gouvernement.»

Retard probable pour les législatives

Les manifestants ont donc défilé pacifiquement dans les rues de Lomé, tout en scandant des slogans contre le gouvernement. « Cette manifestation est une démonstration de force. Le pays est mal gouverné. Faure doit quitter le pouvoir. Nous sommes prêts à négocier son départ, car nous voulons une transition pacifique », a estimé l'un des membres de la coalition, Pedro Amuzu.

Les élections législatives sont prévues en octobre, mais elles seront probablement retardées, la date n'ayant pas encore été arrêtée et les préparatifs avançant lentement. Le gouvernement a interdit toute manifestation dans les lieux à forte activité commerciale de la capitale, invoquant des risques pour la sécurité publique et le maintien de l'ordre. L'opposition affirme qu'il s'agit d'étouffer les critiques à l'encontre du régime.

(Avec AFP)

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