Hosni Moubarak, le raïs déchu, lors de la conférence annuelle du PND en 2008.
© AFP/Archives - Khaled Desouki
La Haute cour administrative a autorisé, le 23 septembre, les anciens hauts membres du PND d’Hosni Moubarak à se porter candidats aux prochaines élections législatives. L’instance a également confirmé la dissolution du Parlement, majoritairement islamiste, prononcée par la Cour suprême constitutionnelle en juin dernier.
Les anciens membres du Parti national démocrate (le PND d’Hosni Moubarak, dissous), pourront briguer des postes de députés lors des prochaines élections législatives, conformément à une décision rendue en ce sens par la Haute cour administrative d'Égypte, le 23 septembre, ont indiqué des sources judiciaires, lundi 24 septembre.
Pour motiver son choix, la cour a argué que tout citoyen égyptien remplissant les critères de candidature pour une élection donnée devait être en mesure de bénéficier de l’intégralité de ces droits civiques, « y compris le droit de se présenter pour des institutions législatives ».
Cette décision ouvre la voie à des candidatures émanant d’anciens hauts responsables du défunt PND, alors que des élections législatives sont attendues début 2013.
"Isolement politique"
En avril 2011, dans les premières semaines suivant la chute de Moubarak, la Haute cour administrative avait satisfait les demandes de la rue égyptienne et prononcé le transfert au gouvernement des fonds et des biens du PND, principal parti d’Égypte pendant trois décennies.
Un an plus tard, le Parlement égyptien avait adopté une loi dite d’« isolement politique », ratifiée ensuite par le Conseil militaire, qui rendait inéligibles pendant dix ans les plus hauts responsables du régime déchu et du PND. Deux jours avant le second tour de la présidentielle égyptienne, la Haute cour constitutionnelle avait finalement invalidé cette loi, permettant à Ahmed Chafiq, dernier Premier ministre du raïs déchu, de disputer le second tour de la présidentielle, remporté par Mohamed Morsi, le candidat des Frères Musulmans.
Nouvelle Constitution
De nouvelles élections législatives doivent se tenir deux mois après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Cette dernière est actuellement rédigée par un comité dominé par les islamistes. Si le délai initial est respecté, elle devrait être terminée à la fin de l’année.
Le 22 septembre, l’instance administrative a également confirmé le jugement rendu en juin par la Cour suprême constitutionnelle. Polémique, cette décision invalidait le résultat de l’élection de la chambre basse du Parlement, au sein de laquelle les islamistes étaient majoritaires.
Suite à cet arrêté, la récupération du pouvoir législatif par Conseil suprême des forces armées (CSFA) avait suscité l’inquiétude chez les nombreux Égyptiens qui espéraient voir l'armée s'effacer au profit d’un pouvoir civil.
(Avec AFP)

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