Enrôlement de jeunes au point mort, camp d'entraînement fermé... La katiba de l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelhamid Abou Zeid, connaît apparemment des petits problèmes de trésorererie. D'où une pression accentuée de la part du groupe terroriste sur les autorités françaises pour qu'elles négocient la libération de leurs otages en échange d'une rançon.
L’émir d’Aqmi Abdelhamid Abou Zeid manquerait-il d’argent ? Plusieurs indices le laissent à penser. D’abord, la katiba Tarek Ibn Zayad qu’il dirige n’a plus les moyens de financer convenablement ses activités. Pour preuve : « L’enrôlement des jeunes à Tombouctou est au point mort et le camp d’entraînement est fermé », affirme une source sécuritaire à Bamako, sous le couvert de l’anonymat. Une information confirmée par des habitants de la « Ville aux 333 saints ».
Depuis qu’Aqmi a pris le contrôle de la ville, en avril dernier, Abou Zeid - de son vrai nom Mohamed Ghadir (version algérienne) ou Abid Hamadou (version Interpol) - a dépensé beaucoup d’argent. À commencer par les subsides versés aux chefs de brigades qui lui ont fait allégeance, notamment ceux d'Ansar Eddine et certains leaders communautaires.
Gesticulations
À chaque fois qu’un nouveau groupe se place sous son autorité, Abou Zeid met la main à la poche (carburant, salaire des hommes, entretien des véhicules…). À cela s’ajoutent les autres dépenses journalières que le groupe jihadiste fait pour prendre en charge ses propres éléments à Tombouctou.
On comprend mieux pourquoi, ces derniers temps, Aqmi multiplie les gesticulations afin d'obtenir des rançons pour ses otages français, notamment, détenus au Nord-Mali. Après les vidéos publiés dans la presse et les messages menaçants à l'égard de Paris, le groupe terroriste a adressé une lettre aux familles des otages incriminant le gouvernement français. « C’est l’attitude irresponsable de leur gouvernement et son refus d’entrer en contact avec nous qui constitue le principal obstacle à la libération de vos proches », est-il écrit dans cette missive publiée le 20 septembre par un journal mauritanien.

Tunisie : Ansar al-Charia appelle ses partisans à manifester vendredi
Bénin - Affaire Talon : ce que contenaient les valises du juge Houssou
Présidentielle iranienne : dans le chaudron d'Allah







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

La ministre sud-africaine de l'Environnement, Edna Molewa, le 21 septembre 2012 Ã Brasilia
Une femme va chercher de l'eau dans une rue du township Alexandra de Johannesburg, le 13 juin 2012
Le judoka Teddy Riner rencontre ses supporteurs à l'aéroport de Libreville, le 17 mai 2013
Le judoka français Teddy Riner à Libreville, le 17 mai 2013
Des soldats patrouillent dans les rues de Maiduguri, le 30 avril 2013
Les ministres de la Justice du Sénégal et du Tchad, Aminata Toure (g) et Jean-Bernard Badare, le 3 mai 2013 à Dakar
Des policiers congolais patrouillent dans une rue de Goa, le 4 décembre 2012
Des forces de sécurité du Hamas patrouillent, le 20 mai 2013 à Rafah











