Des policiers se déploient pendant une manifestation de l'opposition le 27 août 2012 à Conakry.
© AFP
La marche organisée par l’opposition dans les rues de Conakry a été très suivie, jeudi 20 septembre. La tenue d’élections législatives libres et transparentes est toujours au centre des préoccupations.
Une grande marche dans les rues de Conakry a été organisée, jeudi 20 septembre, par l'opposition guinéenne. Celle-ci manifestait pour réclamer des élections législatives libres, crédibles et transparentes, alors qu’aucune élection parlementaire n’a eu lieu en Guinée depuis dix ans.
La marche avait reçu le feu vert des autorités. Elle est partie du sud de la capitale en fin de matinée, sous la pluie, pour s’achever sur l'esplanade du Stade du 28-septembre, en fin d’après-midi. Alors que les forces de l’ordre n’ont fourni aucune estimation sur le nombre de manifestants, l'opposant Sidya Touré avance, pour sa part, le chiffre de 200 000 personnes. La foule s’étendait sur plusieurs kilomètres le long de l'autoroute Fidel Castro, d'après le correspondant de l'AFP.
La mobilisation s’est déroulée dans un calme relatif, seuls quelques accrochages sporadiques se produisant entre des sympathisants du pouvoir et des manifestants. Des jets de pierre ont fait quelques blessés légers dans les rangs de l’opposition.
En tête du défilé, on retrouvait les leaders de l'opposition à bord de 4x4 décapotables. L'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national), Aboubacar Sylla de l'UFC (Union des Forces du changement) ou encore Fodé Mohamed Soumah du Geci (Génération citoyenne) étaient notamment présents.
Revendications partiellement satisfaites
Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux à la présidentielle de 2010, était radieux. « C'est une manifestation grandiose qui démontre encore une fois que nous sommes majoritaires dans ce pays. Le peuple s'est mobilisé pour désavouer le président Alpha (Condé) dans ses velléités, son obstination, à violer les règles et principes démocratiques. Les Guinéens veulent dire qu'ils ne sont plus prêts à accepter une mascarade d'élections ».
Pour M. Dalein Diallo, il est impératif de choisir dans la transparence un opérateur technique pour la révision du fichier électoral et de s’assurer que l’opérateur ne fera pas l’objet de manipulation par une des parties en compétition.
Ces derniers temps, l’opposition a vu plusieurs de ses revendications satisfaites, notamment l'instauration d'une parité pouvoir-opposition à la Commission électorale indépendante de Guinée (Ceni) et le départ annoncé du président de cette commission. Cependant, l’opposition exige que la révision du fichier électoral ne soit pas confiée à la société sud-africaine Waymark.
En Guinée, les dernières élections de parlementaires se sont tenues en juin 2002, lors du règne du général-président Lansana Conté, décédé en 2008 au terme de 24 ans de règne. Les militaires putschistes, qui s’étaient emparés du pouvoir à sa mort, avaient alors dissout l’Assemblée nationale. Depuis sa création, en février 2010, le Conseil national de transition (CNT) fait office de Parlement.
Initialement prévues au premier semestre 2011, les élections législatives ont été repoussées à plusieurs reprises par la Ceni. Le président Alpha Condé, ancien opposant élu en 2010, a lui-même appelé, le 14 septembre, à l'organisation rapide des élections législatives, qu’il perçoit comme un « test majeur pour la jeune démocratie » guinéenne.
(Avec AFP)

Tunisie : un mort et des blessés lors de heurts entre salafistes et policiers à Tunis
L'armée nigériane ratisse des quartiers islamistes de Maiduguri
Algérie : un patron de presse accusé d'atteinte à la sécurité de l'État







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Des mineurs assistent à une réunion syndicale de l'Union des mineurs (AMCU) lors d'une grève, le 15 mai 2013 à Marikana
Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire
Des policiers tunisiens affrontent des partisans du mouvement salafiste jihadiste Ansar Ashariaa, le 19 mai 2013 à Cité Ettadhamen
Un sismographe
Le Premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai, le 19 mai 2013 lors d'un meeting de fin de campagne à Harare
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 dans la banlieue d'Alger
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 à Alger
Les policiers tunisiens contrôlent les véhicules aux abords de Kairouan, le 18 mai 2013











