Extension Factory Builder
14/09/2012 à 19:53
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des chercheurs de l'OMC ont été envoyés pour lutter contre le virus. Des chercheurs de l'OMC ont été envoyés pour lutter contre le virus. © AFP

L’épidémie de virus Ebola qui sévit dans la Province orientale de la RDC aurait causé la mort de 31 personnes, selon un bilan actualisé du gouvernement congolais. L'OMC déplore une situation "hors de contrôle".

Selon le dernier bilan, publié le 13 septembre par le ministre de la Santé congolais, le Dr Félix Kabange Numbi, l'épidémie d'Ebola qui sévit dans le nord-est de la République démocratique du Congo, pourrait avoir causé la mort de 31 personnes depuis le mois de mai.

Le 17 août, l’état d'épidémie a été décrété officiellement dans la Province orientale (nord-est). Depuis cette date, 11 cas ont été recensés, parmi lesquels 9 morts sont à déplorer.

Cependant, le Dr Kabange Numbi a annoncé qu’une une recherche rétrospective, visant à recenser les anciens cas, a été effectuée par le comité international de coordination technique et scientifique, qui est chargé de lutter contre Ebola dans la zone touchée.

Depuis mai 2012

Le comité a estimé que la fièvre hémorragique a commencé à sévir dès le mois de mai 2012, ce qui alourdit considérablement le bilan humain dont elle est responsable : 69 cas ont en effet été répertoriés. Le ministre ajoute que plus de la moitié des cas repérés ont surgi avant la déclaration officielle de l’épidémie à la mi-août.

Au total, 31 décès ont été comptabilisés. Les analyses en laboratoires ont permis de certifier qu’Ebola est responsable d’au moins neuf d’entre eux. Le ministre a précisé que 159 individus, susceptibles d’avoir été en contact avec les malades font l’objet d’un suivi.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, elle aussi, revu à la hausse le nombre de personnes contaminées et évoque 41 cas confirmés, 28 suspectés et 18 décès pour le district du Haut Uélé de la Province orientale. Au total, l’institution comptabilise 69 cas confirmés, probables ou suspects pour ce district, qui est le plus touché mais pas le seul : les enquêtes rétrospectives ont révélé 27 cas dans les régions d’Isiro et Viadana, autres villes de la Province, a annoncé l’OMS.

"Situation grave"

L’institution a fait savoir, par la voix de sa porte-parole Fadela Chaib que « la situation est grave », précisant que « l'épidémie se poursuit et nous nous attendons à découvrir de nouveaux cas ». Dans des propos rapportés par Reuters, Eugène Kabambi, porte-parole de l'OMS à Kinshasa, a dressé un tableau encore plus noir et souligné que « l'épidémie n'est pas sous contrôle. Au contraire, la situation est très, très grave ». Si rien n'est fait maintenant, la maladie gagnera d'autres zones, et même de grandes villes seront menacées » a-t-il précisé.

L’OMS, l'Unicef, La Fédération internationale de la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, l'Agence américaine pour le développement (Usaid) et le Centre de contrôle des maladies d'Atlanta ont tous envoyés des médecins sur place pour tenter de faire obstacle à l’épidémie.

La fièvre Ebola est de nature très contagieuse. D’ailleurs, 18 des cas identifiés touchent des agents de santé. En raison de ce risque élevé de contagion, les cas suspects doivent être mis en isolement, et les personnes qu’ils ont fréquentées doivent être identifiées afin d’empêcher que l’épidémie ne se propage au-delà de la zone déjà touchée. Dans ce cadre, 5 personnes ont été placées en isolement.

Aucun traitement spécifique ou vaccin ne sont à disposition contre ce virus, qui a été repéré pour la première fois en 1976 au Zaïre (actuel RDC). Ce virus est très meurtrier, entraînant la mort dans 40% à 90% des cas. L’OMC a détaillé les symptômes liés à l’épidémie : brusque montée de température, souvent suivie de vomissements, diarrhées, insuffisance rénale et hépatique, hémorragies internes et externes.

Les modes de transmission du virus sont multiples et la contamination peut s’effectuer par le sang, les sécrétions, les organes et liquides biologiques des personnes contaminées. Les rituels funéraires, au cours desquels les proches du défunt sont en contact direct avec le corps constituent un dangereux vecteur de transmission. L’OMC précise également que le virus peut se transmettre à l'homme lors de la manipulation d'animaux porteurs, vivants ou morts, comme les chimpanzés, gorilles et antilopes des bois.

(Avec agences)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

1 réaction(s)

1.
Anga - 20/09/2012 à 10h:09

C'est la faute au Rwanda et au M23[...] Lire

Toutes les dépèches

Réagir à cet article

RD Congo

RDC : accusé de 'trafic d'armes', le général Gabriel Amisi 'blanchi'

RDC : accusé de "trafic d'armes", le général Gabriel Amisi "blanchi"

Le Conseil supérieur de la défense a annoncé jeudi avoir "blanchi" le général Gabriel Amisi, ex-chef d'état-major des forces terrestres de l'armée congolaise. L'officier &[...]

Football : le Belge d'origine congolaise Romelu Lukaku à Everton pour cinq ans

Malgré une prestation en demi-teinte avec les Diables rouges lors de la phase finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil, l'attaquant belge d'origine congolaise Romelu Lukaku devrait signer pour cinq ans à[...]

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Créé en 2001, Wikipédia s'est imposée depuis comme l'encyclopédie numérique la plus consultée au monde. Participative, elle rassemble des informations collectées par les[...]

RDC : Tshisekedi, Kamerhe et Fayulu appellent au rassemblement le 4 août contre la révision constitutionnelle

Dans une lettre commune publiée mardi, l'UDPS d'Étienne Tshisekedi, l'UNC de Vital Kamerhe et l'Ecide de Martin Fayulu appellent les Congolais à se réunir le 4 août sur une grande place de[...]

RD Congo : le directeur général de la Gécamines révoqué pour "manquements graves"

 Ahmed Kalej Nkand a été démis de son poste d’administrateur directeur général de la Gécamines, en RD Congo, en raison "de manquements graves dans l’exercice de ses[...]

Lambert Mende à Kisangani pour rassurer sur l'arrivée des FDLR

Lambert Mende, ministre de la Communication de RDC et porte-parole du gouvernement, est à Kisangani depuis matin. Objectif : calmer les inquiétudes de la population du chef-lieu de la Province orientale qui [...]

RDC : les miliciens Enyele ont-ils attaqué le camp militaire Tshatshi ?

Quelques jours après l'attaque contre le camp militaire Tshatshi, le 22 juillet à Kinshasa, l'identité des assaillants et leurs motivations commencent à se préciser. Selon plusieurs sources[...]

Oreilles meurtries

Je vous ai parlé, il n'y a pas longtemps, de cet immeuble de vingt-deux niveaux situé sur le boulevard du 30-Juin, la plus grande artère du centre-ville de Kinshasa. Je vous ai dit que j'étais[...]

Mali - RDC : Nkulu Kalumba, un long chemin vers la liberté

À l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, "Jeune Afrique" et le HCR au Mali ont organisé un concours de journalisme. C'est l'article d'une jeune étudiante[...]

RDC : retour au calme à Kinshasa après l'attaque du camp militaire Tshatshi

Les autorités congolaises ont affirmé mardi avoir déjoué l'attaque d'un groupe d'inconnus armés contre le camp militaire Tshatshi, à Kinshasa. Le calme était de retour en fin[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers