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14/09/2012 à 16:17
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Hillary Clinton et Saad Eddine El Otmani. Hillary Clinton et Saad Eddine El Otmani. © AFP

Le royaume chérifien et les États-Unis ont lancé, jeudi 13 septembre, un "dialogue stratégique". Souhaité par Mohammed VI et Hillary Clinton, ce nouveau pacte vise à renforcer les collaborations politique, militaire, économique et culturelle entre les deux pays.

La tornade anti-américaine n’a pas franchi l’Atlas. Pendant que les autres pays musulmans s’enflamment contre le film anti-islam « Innocence of Muslims », le Maroc, lui, entretient des relations plus que cordiales avec la patrie de l’Oncle Sam. Jeudi s’est ouvert à Washington la première session du Dialogue stratégique entre le royaume chérifien et les États-Unis. Souhaité par le Roi Mohammed VI, ce partenariat d’exception a pour objectif d’approfondir encore davantage les « excellentes relations »  entre les deux pays. Quatre domaines de coopération sont visés : politique, sécurité, économie et culture.

Ce nouveau pacte couronne des décennies de collaboration étroite entre le royaume et les États-Unis. Les deux pays sont en effet des alliés de (très) longue date. Le Maroc fut, par exemple, le premier à reconnaître l’indépendance des États-Unis en 1777. Ils entretiennent depuis des relations bilatérales cordiales et ininterrompues. Le royaume est également le principal allié des Américains en Afrique du Nord depuis les premières années de la Guerre froide. Pendant que le frère ennemi algérien collaborait avec l’URSS, le royaume exprimait ouvertement ses sympathies atlantistes. Le Maroc a ainsi été désigné allié majeur « hors OTAN », le plus haut degré de collaboration militaire en dehors des membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

La question du Sahara

Aux États-Unis, ce projet de Dialogue stratégique avec le Maroc a été porté par Hillary Clinton. La secrétaire d’État américaine, qui quittera son poste même en cas de réélection de Barack Obama, entretient une relation personnelle avec Mohammed VI depuis la présidence de son mari Bill Clinton. À Washington, elle n’a pas manqué de rendre hommage au souverain alaouite. « Les États-Unis voient en le Maroc un pays leader et un modèle et pour cela le Roi Mohammed VI mérite un grand hommage pour les réalisations accomplies en matière de réformes », a-t-elle déclaré.

La secrétaire d’État américaine en a profité pour réaffirmer son soutien à Rabat sur le dossier du Sahara, sujet ô combien sensible.  « Nous l’avons clairement spécifié : le plan marocain d’autonomie au Sahara est sérieux, réaliste et crédible », a-t-elle souligné.

  



 

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