Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai le 21 août 2012 à Harare.
© Jekesai Njikizana/AFP/Archive
Alors qu'il compte se remarier samedi 15 septembre, le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai fait face à trois plaintes judiciaires, déposées par d'anciennes fiancées, ou supposées telles. Leur objectif : empêcher la noce. Et, si possible, s'enrichir.
La situation est coquace et, contrairement aux apparences, elle comporte vraisemblablement de forts relents politiques. Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, 60 ans, souhaite se remarier, sa première femme étant décédée dans un accident de voiture en mars 2009. Les noces ont été fixées au samedi 15 septembre. L’heureuse élue s’appelle Elizabeth Macheka, elle a 35 ans. Jusque là, tout va bien.
Mais à l’avant-veille de du mariage, en l’espace de 24 heures, trois plaintes ont été subitement déposées contre Tsvangirai par d’ex-fiancées ou supposées telles. Qui ont toutes pour objectif de faire interdire les noces. « Il est évident que ce ne sont pas des plaintes normales. Quoi qu'il en soit, les avocats du Premier ministre leur ont fait opposition », a précisé le porte-parole de ce dernier, Luke Tamborinyoka, qui s’est empressé de dénoncer une campagne visant à ternir l'image du Premier ministre.
La justice zimbabwéenne a déjà débouté une première plainte, déposée par Locadia Karimatsenga Tembo, dont Tsvangirai s'était séparé en novembre 2011. On ne sait si la dot traditionnelle, la lobola, avait été versée à la belle-famille, mais il avait rompu de manière spectaculaire en indiquant publiquement que sa relation était « irrémédiablement endommagée », sans doute pour des raisons d’incompatibilité d’humeur politique.

Morgan Tsvangirai et sa future femme, Elizabeth Macheka.
© DR
Pension alimentaire
Aujourd’hui, Locadia Karimatsenga Tembo réclame une pension alimentaire de 15 000 dollars et ne compte pas lâcher l’affaire. Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel.
Jeudi, c’était au tour d’une Sud-Africaine, Nosipho Regina Shulubane, de déposer une plainte similaire. « Nous sommes encore très amoureux, et c'est pourquoi je m'élève contre l'autorisation donnée au mariage », a écrit la plaignante dans les documents transmis à la justice. « En février 2011, Morgan m'avait demandé de l'épouser et il avait dit qu'il voulait se marier avec moi au Zimbabwe », a-t-elle prétendu.
« Cette plainte tente à tort de faire croire que la plaignante était fiancée avec le Premier ministre Tsvangirai. C'est faux », a réagi le porte-parole du Premier ministre.
(Avec AFP)

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