Extension Factory Builder
14/09/2012 à 11:20
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Blaise Compaoré est appelé à se recentrer sur les questions de politique intérieure. Blaise Compaoré est appelé à se recentrer sur les questions de politique intérieure. © Ahmed Ouoba/AFP

La dernière campagne de sensibilisation n'a réussi à faire inscrire sur les listes électorales que 55% des Burkinabè en âge de voter. Insuffisant pour l'opposition, qui réclame un report des prochaines législatives et municipales prévues le 2 décembre.

Dans une lettre adressée au président Blaise Compaoré, publiée jeudi 13 septembre, l’opposition burkinabè réclame le report au premier semestre 2013 des élections législatives et municipales prévues le 2 décembre prochain. La missive est signée de dix-sept partis qui motivent leur action par le souhait de permettre l'inscription d'électeurs supplémentaires.

« Si près de la moitié des Burkinabè ne se sont pas inscrits c'est parce que la période choisie pour l'enrôlement a coïncidé avec la saison des pluies, période pendant laquelle plus de 80% des populations sont astreintes aux travaux champêtres », expliquent les signataires. Ils relèvent également des « insuffisances » dans la campagne de sensibilisation et de communication qui « n'ont pas permis de toucher et de sensibiliser tous les citoyens en âge de voter ».

Selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), seules 4,426 millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales, sur un potentiel de 8 millions d'électeurs, soit 55% des Burkinabè en âge de voter. « Nous nous trouvons donc dans une situation où de façon manifeste et objective, près de la moitié de notre population n'a pas pu accomplir cet acte volontaire qu'est l'inscription sur le fichier électoral », a expliqué au cours d'une conférence de presse, François Ouindlassida Ouédraogo, candidat malheureux du Parti pour la démocratie et le progrès/parti socialiste (PDP/PS) à la présidentielle de 2010.

"Session de rattrapage"

En conséquence, les opposants demandent une « session de rattrapage ou de ratissage plus efficace » qui se déroulerait en dehors de la saison des pluies, « éventuellement au courant de décembre 2012 ou janvier 2013 », « ce qui aura directement pour conséquence le report, au premier semestre 2013, de la date des élections couplées, législatives et municipales ».

Ce sont les premières élections depuis la crise qui a frappé le régime Compaoré au premier semestre 2011, avec de violentes manifestations populaires et une vague de mutineries sans précédent. « Rien ne s'oppose juridiquement à un report », estiment les opposants, qui rappellent que le mandat des députés court jusqu'à la fin du mois de juin 2013.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Burkina Faso

Les pays du 'G5 du Sahel' appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les pays du "G5 du Sahel" appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les dirigeants des cinq pays du "G5 du Sahel" (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie), réunis vendredi en sommet à Nouakchott, ont appelé l'ONU à mettre en place une force internationa[...]

Côte d'Ivoire - Burkina : Soro, visiteur discret de Compaoré à Casablanca

Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, a profité fin novembre d'un déplacement officiel au Maroc pour discrètement rendre visite à l'ex-président[...]

Burkina : quand Zida et Kafando font le ménage dans les écuries de Compaoré

Depuis leur arrivée aux affaires, les autorités de la transition burkinabè, guidées par le Premier ministre, Isaac Zida, et le président, Michel Kafando, mènent progressivement une[...]

Crise postélectorale ivoirienne : Ouattara promet 15 millions d'euros aux victimes

Le président ivoirien a annoncé lundi soir la création d'un fonds de 15 millions d'euros pour "l'indemnisation" des victimes de la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3[...]

Bénin : un réfugié burkinabè nommé François Compaoré

Disparu de la circulation depuis la démission de son frère Blaise, le 31 octobre dernier, François Compaoré a refait surface. "Jeune Afrique" a retrouvé sa trace... près de[...]

Récit - Burkina Faso : Thomas Sankara, 16 h 30, le 15 octobre 1987

Des acteurs du drame de la mise à mort de Thomas Sankara et de ses camarades, seul le commanditaire du meurtre demeure inconnu. Mais tous les regards se tournent vers l'ancien frère d'armes, Blaise[...]

Burkina : le gouvernement suspend le CDP, le parti de Blaise Compaoré

Le ministère de l'Administration territoriale a officiellement annoncé lundi la suspension du CDP, le parti de Blaise Compaoré. La Fedap-BC, une association de soutien à l'ancien président, et[...]

Burkina : Sankara, enfin toute la vérité ?

Le mythe est intact, mais l'Histoire reste à écrire. Vingt-sept ans après, les tombeurs de Blaise Compaoré s'apprêtent à rouvrir le dossier explosif de l'assassinat de l'ancien[...]

Burkina : Zida nationalise une entreprise du clan Compaoré

Le Premier ministre burkinabè Isaac Zida a annoncé samedi la nationalisation d'une entreprise appartenant au clan de l'ex-président Blaise Compaoré, affichant la volonté des autorités[...]

Burkina : manifestation pour Norbert Zongo, 16 ans après sa mort

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Ouagadougou en hommage à Norbert Zongo, un journaliste burkinabè assassiné il y a seize ans, le 13 décembre 1998 sous la présidence[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers