Extension Factory Builder
13/09/2012 à 12:04
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président sénégalais Macky Sall le 6 juillet 2012 à Paris AFP. Le président sénégalais Macky Sall le 6 juillet 2012 à Paris AFP. © Bertrand Guay/AFP

Les députés sénégalais ont adopté en urgence, mercredi 12 septembre au soir, des projets de loi prévoyant la suppression du Sénat et de la vice-présidence de la République. Les budgets de ces institutions - plus de 15 millions d'euros - doivent être redéployés, notamment pour aider les familles touchées par de récentes inondations catastrophiques.

Dans la soirée du mercredi 12 septembre, les députés sénégalais se sont réunis en plénière afin de voter des projets de lois très importants pour l’organisation des pouvoirs de la République. Adoptés à la majorité des présents, ceux-ci prévoient rien de moins que la suppression du Sénat et de la vice-présidence, deux institutions très décriées car elles coûtent beaucoup d’argent en ces temps de crise financière et de restrictions budgétaires.

« Le Sénat et la vice-présidence n'ont été d'aucune valeur ajoutée pour la démocratie sénégalaise », a déclaré à la presse un député de la majorité présidentielle, Moustapha Diakhaté. Les projets de lois seront prochainement présentés au Sénat, qui devra voter en quelque sorte son auto-dissolution, puis au Congrès, c’est à dire à la réunion des deux chambres de la représentation nationale. Enfin, ce sera au président de la République en personne, Macky Sall, de valider les modifications apportées par les élus.

Les 45 membres du Sénat étaient élus par les grands électeurs et 55 étaient nommés par le chef de l'État. Les élections prévues dimanche le 16 septembre pour renouveler cette chambre dont ont été de fait annulées.

Polémique

Le 29 août dernier, Macky Sall avait annoncé vouloir procéder à la suppression du Sénat pour redéployer son budget – pas loin de 8 milliards de F CFA ( plus de 12 millions d’euros) afin de lutter contre les inondations qui ont fait de nombreuses victimes ces dernières semaines au Sénégal.

Quant au poste de vice-président auquel était affecté un budget annuel de deux milliards de francs CFA (plus de 3 millions d'euros), il n'a jamais été occupé depuis sa création en juin 2009. L’institution avait été au cœur d’une immense polémique en juin 2011 quand l’ancien président, Abdoulaye Wade, avait essayé de faire adopter un projet de loi prévoyant qu'en cas de démission, d'empêchement définitif ou de décès en cours de mandat, le président de la République serait remplacé par le vice-président. Beaucoup avaient alors soupçonné Wade de vouloir nommer son fils et ministre, Karim Wade, à ce poste stratégique.

(Avec AFP)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Sénégal

Sénégal : ci-gît le PDS

En faisant d'un Karim Wade incarcéré depuis près de deux ans son candidat à la prochaine élection présidentielle, le Parti démocratique sénégalais (PDS[...]

Mouvements citoyens africains : qui sont ces jeunes leaders qui font du bruit ?

Citoyens avant tout, ils se sont pourtant imposés comme des acteurs politiques à part entière. Smockey le Burkinabè, Fadel Barro le Sénégalais, Fred Bauma le Congolais... Voici notre[...]

"Comme un cri" : exorciser le naufrage du Joola

Pièce coup de poing, Comme un cri revient sur le drame du Joola et pointe une nouvelle fois la responsabilité des autorités sénégalaises.[...]

Sénégal : Macky et le minimandat

Macky Sall l'avait promis pendant sa campagne : il réduirait le mandat présidentiel à 5 ans. Presque 3 ans après son accession au pouvoir, la réforme n'est toujours pas lancée et continue[...]

Sénégal : Vieux Aïdara, "dommage collatéral" de l'affaire Karim Wade

Au lendemain de la condamnation de Karim Wade par la Crei pour enrichissement illicite, Vieux Aïdara, qui est considéré comme l'homme de paille du fils de l'ancien président sénégalais, a[...]

Sénégal : Fadel Barro, génération 2.0

"Y'en a marre", le mouvement fondé par cet ancien journaliste sénégalais, fait des émules dans toute l'Afrique. Son objectif : inciter les jeunes à se conduire en citoyens[...]

Sénégal : la défense de Karim Wade entend "faire juger la CREI" - récit d'un verdict contesté

La Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) a condamné Karim Wade à six ans de prison et ses complices de 5 à dix ans de réclusion. Le jugement est contesté par les[...]

Sénégal : les avocats de Karim Wade vont saisir la Cour suprême

Les avocats de Karim ont annoncé lundi, en début d'après-midi, qu'ils allaient saisir la Cour suprême pour revoir le jugement de la CREI, qui a condamné dans la matinée leur client à[...]

Sénégal : Karim Wade condamné à six ans de prison ferme

Karim Wade a été condamné, lundi, à six ans de prison ferme et 138 milliards de francs CFA d'amende pour enrichissement illicite.[...]

Sénégal : Karim Wade désigné candidat du PDS pour la prochaine présidentielle

À 48 heures du jugement de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), le Parti démocratique sénégalais (PDS) vient de désigner Karim Wade comme candidat officiel en vue[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120913115554 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120913115554 from 172.16.0.100