Extension Factory Builder
13/09/2012 à 10h:27
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Les familles de cinq militants condamnés à des peines de prison, le 12 septembre. Les familles de cinq militants condamnés à des peines de prison, le 12 septembre. © AFP

Cinq militants du Mouvement du 20 février, arrêtés après une manifestation pacifique le 22 juillet à Casablanca, ont été condamnés mercredi 12 septembre à des peines de prison ferme.

La répression continue à s'abattre sur les militants marocains du Mouvement du 20 février. Cinq jeunes, poursuivis pour « participation à une manifestation non autorisée », ont été condamnés mercredi 12 septembre à des peines de huit à dix mois de prison ferme par le tribunal de Casablanca.

« Trois ont été condamnés à 10 mois de prison ferme, deux à huit mois et une jeune femme, qui a comparu libre, a écopé de six mois avec sursis », a déclaré à l'AFP leur avocat Me Omar Bendjelloun. Ils ont également été condamnés à verser chacun 3 000 dirhams (environ 280 euros) à la partie civile. « C'est un verdict politique conforme à la stratégie répressive contre le Mouvement du 20 février. Nous allons faire appel de ce jugement indigne », a ajouté Me Bendjelloun.

Les cinq militants, maintenus en détention à Casablanca depuis le 22 juillet, date à laquelle ils avaient participé à une manifestation pacifique, ont affirmé au cours de précédentes audiences avoir été torturés par la police pendant leur période de garde à vue de 72 heures. Deux d'entre eux ont également accusé les policiers de les avoir violé avec un manche à balais au commissariat.

"Vive le peuple"

Le Mouvement du 20 février, né l'an dernier dans le contexte du Printemps arabe, revendique des réformes politiques profondes de la monarchie marocaine et une plus grande justice sociale.

Après le verdict, les familles des militants « sont rentrées dans une hystérie totale et la mère d'un détenu s'est même évanouie », selon un témoin. « Le juge n'a même pas terminé de prononcer le verdict que des dizaines de militants, présents au tribunal, ont commencé à crier "vive le peuple"», a-t-il ajouté.

Selon l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante), il y aurait près de 70 jeunes du Mouvement du 20 février actuellement en prison. Le 22 août, des dizaines de manifestants issus de ce mouvement, qui protestaient contre la bay'a, la cérémonie d'allégeance annuelle au roi Mohammed VI, ont été dispersés par la force à Rabat.

(Avec AFP)

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Maroc : un cinéma souverain ?

Article précédent :
Algérie : haro sur l'informel

Réagir à cet article

Maroc

Henry Laurens : 'Le Printemps arabe est une révolution de la normalité'

Henry Laurens : "Le Printemps arabe est une révolution de la normalité"

Dans toute le monde arabo-berbère, les conséquences des bouleversements politiques survenus en 2011 ne laissent pas d'inquiéter. Analyse en profondeur d'un grand spécialiste du sujet.[...]

Scorpions : 30 000 cas de piqûres par an au Maroc, dont une centaine mortels

Un colloque réunissant experts et médecins autour de la thématique des venins et des scorpions se tient à Marrakech jusqu’au jeudi 23 juin. Le Maroc est particulièrement touché par[...]

Que cherche le Maroc en Afrique ?

Business, sécurité, diplomatie... Un demi-siècle après la création de l'OUA - et un peu moins de trente ans après s'en être retiré -, le Maroc n'a jamais[...]

Maroc : une irrésistible montée en puissance

Mansouria Mokhefi est responsable du programe Moyen-Orient/Maghreb à l'Institut français des relations internationales (Ifri)[...]

Cybercriminalité : l'Afrique face à une menace grandissante

L’Égypte, l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie ou encore l'Algérie figurent parmi les pays africains les plus vulnérables à la cybercriminalité. Les principales victimes en sont[...]

Maroc : entre Benkirane et Chabat, c'est l'escalade...

Les relations entre le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, et celui de l'Istiqlal, Hamid Chabat, sont plus détestables que jamais.[...]

L'actualité de la semaine en images

Affrontements en République Démocratique du Congo, visite de Valérie Trierweiler au Mali, immolation par le feu de jeunes tunisiens... Revivez en image avec "Jeune Afrique" les moments forts de la[...]

Maroc : BMCE Bank crée sa banque d'affaires panafricaine

La création de BOA Capital est désormais autorisée. Cette nouvelle banque d'affaires panafricaine sera détenue par Bank of Africa, filiale du groupe bancaire marocain BMCE Bank, et BMCE Capital.[...]

Attentats de Casablanca : le 16 mai 2003, un "11 septembre marocain"

Il y a dix ans, le 16 mai 2003, une quintuple attaque terroriste secouait Casablanca. Un "11 Septembre marocain" qui a changé le royaume du Maroc en profondeur.[...]

Soad El Khammal : "Je ne peux pas pardonner" aux auteurs des attentats du 16 mai 2003 au Maroc

Dix ans après les attentats du 16 mai 2003, les victimes et familles de victimes de la barbarie terroriste restent profondément marquées par les drames personnels et familiaux qu’elles ont[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers