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12/09/2012 à 09:29
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Aux funérailles du général Robert Gueï, le 18 août 2006 à Abidjan, quatre ans après sa mort. Aux funérailles du général Robert Gueï, le 18 août 2006 à Abidjan, quatre ans après sa mort. © Kambou Sia/AFP

Mardi 11 septembre, la justice militaire ivoirienne a enfin ouvert une enquête sur l'assassinat, en 2002, de l'ex-chef de junte Robert Gueï, qui avait renversé Henri Konan Bédié en 1999 lors du fameux "putsch de Noël". L'ancien régime de Laurent Gbagbo est soupçonné d'avoir commandité le crime.

Il était moins une. Moins une semaine, avant que la prescription décennale ne frappe le dossier de l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de junte tué dans des circonstances obscures, le 19 septembre 2002, le jour même du déclenchement de la rébellion des Forces nouvelles contre Laurent Gbagbo.

Suite à la plainte de la famille et des ayants-droit du général Gueï, le parquet militaire d’Abidjan a ouvert mardi 11 septembre une enquête sur l’affaire qui déchaîne les passions depuis dix ans. « J'ai commencé les auditions ce matin », a déclaré le procureur militaire Ange Kessi.

Malgré les promesses de l'ancien président Laurent Gbagbo, la précédente plainte déposée par le parti fondé par le général Gueï, l'Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), n’avait jamais abouti. L’ouverture de l’enquête a donc été bien accueillie par le parti. « C'est une joie immense qui nous anime à l'annonce de cette nouvelle. Nous souhaitons que l'enquête aboutisse pour connaître les mains obscures qui ont commandité cet assassinat », a expliqué Jean Blé Guirao, secrétaire général adjoint de l’UDPCI.

"Père Noël en treillis"

Robert Gueï avait été battu par Laurent Gbagbo à la présidentielle d'octobre 2000, et c’est la rue qui avait réussi à le chasser du pouvoir alors qu'il tentait de s'y maintenir. Il avait précédemment dirigé la junte militaire installée en Côte d'Ivoire après le coup d'État du 24 décembre 1999 contre le président Henri Konan Bédié, ce qui lui avait valu le surnom de « père Noël en treillis ».

Il était âgé de 61 ans quand il avait été assassiné, ainsi que son épouse, le 19 septembre 2002. Ce jour-là, un putsch manqué contre Laurent Gbagbo avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l'ouest du pays par la rébellion des Forces nouvelles, dirigée par Guillaume Soro.

Robert Gueï avait été accusé par le pouvoir de Laurent Gbagbo d'être derrière le coup de force. Et les partisans de Gueï ont toujours attribué à l’ancien président la responsabilité de la mort de leur chef, ce que le camp Gbagbo a toujours récusé. Selon une source proche du dossier, le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », ancien responsable de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, est considéré comme le suspect numéro un. Celui-ci est également considéré comme suspect dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, survenue en 2004 à Abidjan, et dans la mise en place des « escadrons de la mort », des groupes accusés d'exécutions extrajudiciaires.

(Avec AFP)

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