Extension Factory Builder
12/09/2012 à 09:46
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président malien par intérim Dioncounda Traoré, le 23 août 2012 à Bamako. Le président malien par intérim Dioncounda Traoré, le 23 août 2012 à Bamako. © AFP

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a écrit, jeudi 30 août, au secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). Il lui demande "appui et accompagnement" pour aider le Mali à sortir de la crise.

Le président malien par intérim Dioncounda Traoré accélère le rythme pour tenter de résoudre la crise malienne. Une semaine après avoir formellement demandé l'intervention militaire de la Cedeao, la présidence malienne a annoncé avoir écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour lui demander « appui et accompagnement » et permettre à son pays de sortir du marasme.

Le président « Dioncounda Traoré a écrit à Ban Ki-moon. Il demande au SG (secrétaire général) des Nations unies appui et accompagnement pour le Mali », annonce la présidence malienne sur son compte Twitter (@PresidenceMali). Aucune précision supplémentaire n'a été fournie pour le moment.

Une source officielle malienne a confirmé l'information, indiquant que la lettre adressée à M. Ban datait du 30 août, soit deux jours avant la demande formelle d'appui à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Selon la même source, le président malien demande à l'ONU « l'appui et l'accompagnement nécessaires au renforcement de ses capacités, notamment en matière d'assistance humanitaire, de négociation et de réforme des forces de défense et de sécurité».

Rapportant les termes de la lettre, cette source a expliqué que l'appui et l'accompagnement sollicités visent à permettre au pays de résoudre « la pire crise de son existence », avec « les deux tiers de son territoire occupés par des groupes armés » et « les fondements de sa démocratie (qui) sont également menacés ».

Réapparition du capitaine Sanogo

Dans sa lettre datée du 1er septembre et adressée au président de la Cedeao, le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, Dioncounda Traoré avait sollicité l'aide de l'organisation régionale, notamment au plan logistique, pour reconquérir le nord du Mali occupé depuis plus de cinq mois par des groupes islamistes intégristes armés et alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Il avait toutefois indiqué qu'il ne voulait pas de déploiement de troupes étrangères « combattantes », mais souhaitait un soutien logistique ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre une fois les villes du Nord reconquises. La Cedeao dit avoir une force, aux contours encore flous, de quelque 3 300 hommes à la disposition du Mali.

Dans une déclaration télévisée diffusée lundi soir, le chef des auteurs du coup d'État du 22 mars au Mali, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a affirmé que les modalités d'une éventuelle aide militaire régionale seront définies par « les services techniques maliens au niveau (des) forces armées et de sécurité » en concertation « avec les autres acteurs extérieurs concernés ».

La Cedeao prévoit, le 17 septembre prochain à Abidjan, une réunion des ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine sur la situation au Mali, qui doit être précédée d'une rencontre des chefs d'état-major.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Moussa Mara : 'Il n'y aura pas de prime à l'impunité' au Mali

Moussa Mara : "Il n'y aura pas de prime à l'impunité" au Mali

Les priorités du Premier ministre malien, Moussa Mara ? La réforme territoriale, la reprise de l'aide du FMI et les négociations avec les groupes armés. Un domaine où il joue la carte de [...]

Mali : Casques bleus tchadiens excédés

Le 18 septembre, cinq Casques bleus tchadiens de la Minusma ont été tués au passage de leur véhicule sur un engin explosif dans les environs d'Aguelhok. C'est la troisième attaque[...]

Hajj : l'Afrique de l'Ouest dans les starting-blocks

Quelques semaines avant le début du hajj, l'Afrique de l'Ouest est parée pour ce grand pélerinage.[...]

Mali : grand nettoyage à Bamako

Pour revenir dans les bonnes grâces du FMI après plusieurs impairs difficilement justifiables, le Mali met les bouchées doubles pour sanctionner les fonctionnaires indélicats.[...]

Nouvelle ère pour Finagestion

 Rebaptisé Eranove, l'ex-Finagestion, holding de tête des compagnies d'électricité et d'eau en Côte d'Ivoire et au Sénégal ne veut plus être perçu comme un[...]

Terrorisme au Mali : identification de Meherig Djafar, le coup de pouce d'Interpol

La récente identification au Mali du jihadiste algérien Meherig Djafar démontre l'importance de la technologie dans la lutte contre le terrorisme.[...]

À Bamako, plusieurs milliers de manifestants disent non à la partition du Mali

Entre deux et trois milles personnes ont défilé jeudi à Bamako pour dénoncer toute velléité de partition du Mali.[...]

Christian Josz (FMI) : "Notre mission au Mali a été un grand succès"

Du 12 au 25 septembre, une mission du Fonds monétaire international a séjourné à Bamako pour faire la lumière sur un marché de 69 milliards de F CFA passé de gré à[...]

Mali - Ousmane Diarra : "Les jihadistes instrumentalisent la pureté de l'enfant"

Dans son troisième roman, La Route des clameurs, le conteur malien revient sur la terreur qui s'est abattue sur son pays. Et dissèque comment la folie s'est emparée des hommes.[...]

Suspense et morosité

L'enthousiasme qui avait saisi les acteurs économiques maliens après le sommet de Bruxelles, en mai 2013, au cours duquel une aide internationale de 4 milliards de dollars (3,25 milliards[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers