Extension Factory Builder
10/09/2012 à 19:12
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Sakhr El-Materi était réfugié au Qatar depuis la chute du régime Ben Ali. Sakhr El-Materi était réfugié au Qatar depuis la chute du régime Ben Ali. © AFP

Le Qatar a annoncé, lundi 10 septembre, qu'il allait expulser Sakhr el-Materi, le gendre du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali. La destination future de celui-ci est inconnue pour le moment.

C'est une petite victoire pour les révolutionnaires tunisiens. Lundi, le Qatar a annoncé sa décision d'expulser Sakhr el-Materi, gendre de Zine el-Abidine Ben Ali. Personnalité parmi les plus proches de l'ancien président tunisien, mais aussi parmi les plus détestées du pays, il était établi à Doha depuis le soulèvement qui a renversé le régime de son beau-père en janvier 2011.

« À la demande du président Moncef Marzouki (...), l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, a décidé par décret l'expulsion de Sakhr el-Materi », a declaré un porte-parole de la présidence tunisienne. Cette annonce coïncide avec le voyage, lundi, du président tunisien Moncef Marzouki pour le Qatar. Il doit y assister à une conférence sur la restitution des biens spoliés dans les pays du « Printemps arabe », à l'invitation de l'émir qatari.

Selon la communication de la présidence tunisienne, le Qatar a assuré Moncef Marzouki de sa disposition à apporter tout le soutien technique et juridique nécessaire à l'identification des comptes bancaires et avoirs détournés par les proches de l'ex-raïs.

Dauphin potentiel

Sakhr el-Materi, homme d'affaires de 31 ans, était réputé être le gendre préféré de l'ancien couple présidentiel. Il était souvent présenté comme un dauphin potentiel de Ben Ali avant le soulèvement populaire de l'hiver 2011.

Il avait fui la Tunisie avant la chute du régime pour se réfugier au Qatar avec son épouse Nesrine, la fille aînée de Ben Ali. Patron de Princess Holding, il était actif dans tous les domaines d'activité économique en Tunisie. Ses avoirs ont été confisqués ou placés sous administration de l'État. Il est sous le coup de condamnations à de la prison ferme dans de multiples affaires de corruption et continue d'être l'objet de poursuites judiciaires.

"Restituer les avoirs détournés"

« La Tunisie continuera de demander à tous les pays qui accueillent des proches de l'ancien président de les livrer à la justice de leur pays et de restituer leurs avoirs détournés », a ajouté le porte-parole de la présidence.

En juillet, l'État tunisien avait annoncé la cession de ses parts saisies dans le capital de l'opérateur Tunisiana, détenu à 75% par Qatar Telecom, ainsi que dans la société Ennakl Automobiles, concessionnaire de Volkswagen.

Tunis a plusieurs fois demandé, en vain, l'explusion de Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite avec son épouse Leïla Trabelsi depuis leur fuite du 14 janvier 2011. L'ex-président a été condamné à la réclusion à perpétuité dans plusieurs affaires pour corruption ou complicité de meurtres de manifestants lors du soulèvement qui l'a chassé du pouvoir.

(Avec AFP)
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Tunisie : 26 candidats en lice face à Marzouki pour la présidentielle du 23 novembre

Tunisie : 26 candidats en lice face à Marzouki pour la présidentielle du 23 novembre

L'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a dévoilé mardi les noms de 27 candidats retenus pour la présidentielle du 23 novembre en Tunisie.[...]

Tunisie - Troussier : "Il fallait que je quitte Sfax"

À peine trois mois après son arrivée à Sfax, Philippe Troussier (59 ans) quitte la Tunisie, après l’élimination samedi soir en demi-finale de la Ligue des champions face aux[...]

Tunisie : le procès en appel de deux policiers tunisiens reconnus coupables de viol reporté au 6 novembre

Le procès en appel de deux policiers tunisiens reconnus coupables d'avoir violé une jeune femme a été reporté au 6 novembre à la demande des avocats de la jeune femme.[...]

Démographie : si la Tunisie m'était comptée

Exode rural massif, baisse de la natalité, réduction de la taille des familles, boom de l'immobilier... Le recensement va-t-il orienter l'action du prochain gouvernement tunisien ?[...]

Maghreb : une lueur au bout du couloir de la mort

Au Maghreb, des centaines de détenus croupissent dans les prisons, attendant une hypothétique exécution. À moins que le parti des abolitionnistes ne l'emporte. Rendez-vous à Tunis les 25[...]

Amina Sboui : son "agression" par des salafistes à Paris était bien "un mensonge"

L’ancienne Femen, Amina Sboui a inventé son agression de juillet dernier par des salafistes à Paris. Un mensonge qui était avant tout un "appel au secours", avoue-t-elle au quotidien[...]

Immigration : mort à crédit en Méditerranée

Ils paient des passeurs sans scrupule à prix d'or pour traverser la Méditerranée. Cette année, trois mille migrants ont perdu la vie dans ce voyage. Un commerce lucratif et un drame humain face[...]

Élections tunisiennes : guerre d'influence dans les médias

Profitant d'un flou juridique, plusieurs hommes d'affaires tunisiens ont investi dans les médias pour servir leur camp politique. Voire défendre leur propre candidature aux prochaines élections.[...]

Tunisie : à Gabès, le gouvernement bloque un projet de 25 millions d'euros et 300 emplois

Avec une relance en panne, la Tunisie multiplie les appels aux investisseurs étrangers. Mais le gouvernement ne donne pas toujours une suite positive aux projets, sans pour autant motiver son refus de manière[...]

Divergences jihadistes en Tunisie

Les dirigeants du mouvement jihadiste tunisien Ansar al-Charia se divisent sur l'opportunité d'une lutte armée en période pré-électorale. La base, elle, rêverait d'en découdre.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers