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07/09/2012 à 16:05
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Une manifestation en faveur du parti islamiste Ennahdha, le 31 août 2012 à Tunis. Une manifestation en faveur du parti islamiste Ennahdha, le 31 août 2012 à Tunis. © Reuters

Plusieurs milliers de personnes, essentiellement des sympathisants du parti islamiste Ennahdha, ont manifesté le 7 septembre à Tunis. Ils ont pressé le gouvernement d'assainir le pays des complices du régime déchu, notamment au sein des médias et de l'opposition.

Une importante foule était massée vendredi 7 septembre devant la Kasbah, où se trouve le siège du gouvernement tunisien. Composée en majorité de sympathisants du parti islamiste au pouvoir Ennahdha, elle réclamait une purge accélérée dans les administrations, les médias et le monde politique des membres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.

« Serrez la vis, RCD dégage, Le peuple veut l'assainissement de la justice, Le peuple veut l'assainissement des médias », proclamaient les pancartes des manifestants, qui brandissaient aussi des drapeaux tunisiens et d'Ennahdha.

La manifestation a été organisée via les réseaux sociaux par un mouvement informel baptisé « Ekbes » (« Magne-toi »), proche d'Ennahdha. Nombre de participants ont gagné la capitale depuis la province à bord d'autocars.

Le 1er septembre, un premier rassemblement de ce type avait réuni quelques centaines de personnes. Officiellement, Ennahdha ne fait que soutenir la manifestation et n'a pas participé à son organisation. « Ekbes » a toutefois été lancé par les jeunesses du parti islamiste et de nombreux cadres de cette formation sont venus à la manifestation, concentrant leurs attaques sur les médias et l'opposition.

Chasse aux RCDistes

« Les médias ne rapportent pas la vérité sur les accomplissements du gouvernement dans les régions », a lancé Riadh Chaïbi, un haut responsable d'Ennahdha.

Les islamistes sont en conflit ouvert avec plusieurs médias publics après avoir nommé des proches à leur tête, faisant craindre aux rédactions l'ingérence du pouvoir politique dans leurs lignes éditoriales. Ennahdha assure simplement écarter des personnalités corrompues de l'ancien régime.

M. Chaïbi a aussi attaqué l' « Appel de la Tunisie », le parti de l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, chef du deuxième gouvernement post-révolutionnaire, qui gagne en popularité et où, selon les islamistes, les partisans de l'ancien régime seraient légion.

« L'Appel de la Tunisie est le nouveau RCD ! », a-t-il dénoncé. « Nous oeuvrons pour que l'Assemblée nationale constituante adopte une loi empêchant les "RCDistes" de faire de la politique pendant 10 ans », a-t-il ajouté.

(Avec AFP)

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