Plusieurs milliers de personnes, essentiellement des sympathisants du parti islamiste Ennahdha, ont manifesté le 7 septembre à Tunis. Ils ont pressé le gouvernement d'assainir le pays des complices du régime déchu, notamment au sein des médias et de l'opposition.
Une importante foule était massée vendredi 7 septembre devant la Kasbah, où se trouve le siège du gouvernement tunisien. Composée en majorité de sympathisants du parti islamiste au pouvoir Ennahdha, elle réclamait une purge accélérée dans les administrations, les médias et le monde politique des membres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.
« Serrez la vis, RCD dégage, Le peuple veut l'assainissement de la justice, Le peuple veut l'assainissement des médias », proclamaient les pancartes des manifestants, qui brandissaient aussi des drapeaux tunisiens et d'Ennahdha.
La manifestation a été organisée via les réseaux sociaux par un mouvement informel baptisé « Ekbes » (« Magne-toi »), proche d'Ennahdha. Nombre de participants ont gagné la capitale depuis la province à bord d'autocars.
Le 1er septembre, un premier rassemblement de ce type avait réuni quelques centaines de personnes. Officiellement, Ennahdha ne fait que soutenir la manifestation et n'a pas participé à son organisation. « Ekbes » a toutefois été lancé par les jeunesses du parti islamiste et de nombreux cadres de cette formation sont venus à la manifestation, concentrant leurs attaques sur les médias et l'opposition.
Chasse aux RCDistes
« Les médias ne rapportent pas la vérité sur les accomplissements du gouvernement dans les régions », a lancé Riadh Chaïbi, un haut responsable d'Ennahdha.
Les islamistes sont en conflit ouvert avec plusieurs médias publics après avoir nommé des proches à leur tête, faisant craindre aux rédactions l'ingérence du pouvoir politique dans leurs lignes éditoriales. Ennahdha assure simplement écarter des personnalités corrompues de l'ancien régime.
M. Chaïbi a aussi attaqué l' « Appel de la Tunisie », le parti de l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, chef du deuxième gouvernement post-révolutionnaire, qui gagne en popularité et où, selon les islamistes, les partisans de l'ancien régime seraient légion.
« L'Appel de la Tunisie est le nouveau RCD ! », a-t-il dénoncé. « Nous oeuvrons pour que l'Assemblée nationale constituante adopte une loi empêchant les "RCDistes" de faire de la politique pendant 10 ans », a-t-il ajouté.
(Avec AFP)

Tunisie : un mort et des blessés lors de heurts entre salafistes et policiers à Tunis
L'armée nigériane ratisse des quartiers islamistes de Maiduguri
Algérie : un patron de presse accusé d'atteinte à la sécurité de l'État







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Des mineurs assistent à une réunion syndicale de l'Union des mineurs (AMCU) lors d'une grève, le 15 mai 2013 à Marikana
Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire
Des policiers tunisiens affrontent des partisans du mouvement salafiste jihadiste Ansar Ashariaa, le 19 mai 2013 à Cité Ettadhamen
Un sismographe
Le Premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai, le 19 mai 2013 lors d'un meeting de fin de campagne à Harare
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 dans la banlieue d'Alger
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012 à Alger
Les policiers tunisiens contrôlent les véhicules aux abords de Kairouan, le 18 mai 2013











