Extension Factory Builder
07/09/2012 à 14:38
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao donne une conférence de presse le 28 avril 2011 à Ouagadougou Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao donne une conférence de presse le 28 avril 2011 à Ouagadougou © AFP

La campagne électorale pour les élections législatives et municipales au Burkina Faso aura lieu du 17 au 30 novembre prochain. Si le nombre d’inscrits est bien en deçà des objectifs établis par la Ceni, il est toutefois en hausse par rapport à 2010.

Les dates de la campagne électorale pour les élections législatives et municipales burkinabè qui se tiendront le 2 décembre prochain sont désormais connues. Suite au Conseil des ministres, qui s’est réuni ce jeudi 6 septembre, le gouvernement du a publié un communiqué dans lequel il précise que la campagne électorale pour ces élections se déroulera du 17 au 30 novembre.

C’est la première fois que les deux types d’élections sont organisés simultanément au Burkina Faso.

Le 2 décembre prochain, les Burkinabè éliront 127 députés (111 lors du précédent mandant mais leur nombre a été revu à la hausse) et les conseillers municipaux. Ces derniers seront ensuite charger de désigner les maires des 302 communes rurales et 49 communes urbaines que compte le pays.

Un nombre d’inscrits décevant mais en hausse.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé que plus de 4,426 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales des législatives et des municipales, soit 55% des citoyens burkinabais en âge de voter. Ce chiffre est assez décevant pour la Ceni qui s’était fixée pour objectif d’enregistrer huit millions de nationaux sur les listes, notamment les étrangers vivant au Burkina depuis plus de 15 ans.

Signe encourageant toutefois : le nombre d'inscrits pour 2012 est supérieur à celui de la dernière présidentielle, remportée en 2010 par Blaise Compaoré, qui préside aux destinées du pays depuis 1987. Il y a deux ans, seulement 3,2 millions d'électeurs environ avaient fait l’effort de s’inscrire.

Un deuxième élément plutôt positif est à souligner. Régulièrement accusé de fraudes par l’opposition, le parti au pouvoir a décidé de répondre aux demandes de cette dernière en introduisant une innovation technique : les inscriptions ont été effectuées par système biométrique. Ce dernier, qui reconnaîtra chaque individu à partir de ses empreintes digitales et de ses caractéristiques faciales, permettra de s’assurer que chaque citoyen n’est inscrit et ne va voter qu’une seule fois. S’il n’est pas infaillible, son utilisation devrait toutefois permettre de limiter les cas de fraudes.

Ces élections sont les premières à prendre place depuis la crise sans précédent qui a frappé le régime Compaoré au premier semestre 2011. Cette crise s’était traduite par de violentes manifestations populaires et une vague de mutineries.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Burkina Faso

Burkina Faso : les civils au garde-à-vous ?

Burkina Faso : les civils au garde-à-vous ?

Depuis le départ de Blaise Compaoré, le pays, en pleine transition, s'est doté d'un exécutif bicéphale. À la présidence, Michel Kafando le diplomate ; à la primature,[...]

Burkina : 24 morts et 625 blessés dans l'insurrection populaire contre Blaise Compaoré

Selon un comité d'experts désigné par le Premier ministre Zida, 24 personnes sont mortes et 625 ont été blessées à travers le pays entre fin octobre et début novembre,[...]

Burkina : Moustapha Chafi, un nomade à découvert

Moustapha Chafi ne se mêlait pas de politique intérieure, mais ce conseiller de l'ombre a perdu, le 31 octobre, son principal protecteur en la personne de Blaise Compaoré.[...]

Gouvernement burkinabè : démission d'Adama Sagnon, compromis dans l'affaire Zongo

Sous pression de la société civile depuis hier, Adama Sagnon a démissioné mardi de son poste de ministre de la Culture dans le gouvernement de la transition. Ancien procureur sous la présidence[...]

Burkina Faso : Isaac Zida, toujours en première ligne

Peut-être le puissant général Diendéré tire-t-il des ficelles en coulisses. Mais le 31 octobre, c'est bien le lieutenant-colonel Zida qui a remplacé Compaoré au sommet[...]

Guillaume Soro : "Blaise Compaoré a évité le pire, et c'est le plus important"

L'ancien chef rebelle ivoirien a longtemps bénéficié des conseils et des largesses de son grand frère burkinabè. Aujourd'hui, Guillaume Soro réagit pour la première fois aux[...]

Burkina : Zida entend multiplier les réformes et lutter contre la corruption

À l'issue du premier conseil des ministres de son gouvernement, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi de mener de nombreuses réformes et a désigné une cible : la corruption.[...]

Transition au Burkina : 4 militaires dans un gouvernement de 26 ministres

Le gouvernement de la transition a été annoncé dimanche au Burkina Faso. Au total, l'armée occupe quatre ministères clés. Le lieutenant-colonel Zida cumule notamment le poste de Premier[...]

Burkina : les négociations s'éternisent, l'annonce du gouvernement reportée

L'annonce d'un gouvernement de transition au Burkina Faso, dont la composition est un test majeur sur le rapport de forces entre le président Michel Kafando et son Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, est[...]

Le Burkina attend son gouvernement, le poids du président intérimaire en question

Le Burkina Faso attendait samedi de connaître son gouvernement pour une transition d'un an, un test majeur sur le rapport de forces entre le président intérimaire Michel Kafando et son Premier ministre, le[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers