Extension Factory Builder
06/09/2012 à 12:17
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président rwandais, Paul Kagamé. Le président rwandais, Paul Kagamé. © AFP

La Grande-Bretagne a décidé de déloquer 9,5 des 20 millions d'euros de son aide destinée au Rwanda. Andrew Mitchell, le ministre du Développement international sortant, a justifié cette décision par l’amélioration de la situation sur le terrain, jugeant "constructifs" les efforts déployés par le Rwanda pour résoudre la crise dans le Nord-Kivu.  

La Grande-Bretagne va débloquer environ la moitié de son aide au Rwanda, a annoncé mardi 4 septembre le gouvernement britannique. Andrew Mitchell, le ministre sortant du développement international, a justifié la décision par l’amélioration de la situation sur le terrain, jugeant les efforts déployés par Kigali pour résoudre la crise dans le Nord-Kivu « constructifs ».

« Le Rwanda s’est engagé de manière constructive dans le processus de pays initié par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), et il y a eu un cessez-le feu continu », a indiqué mardi 4 septembre, Andrew Mitchell dans un communiqué .

"Progrès"

« Compte tenu de ces progrès et reconnaissant que le gouvernement du Rwanda a continué de démontrer son engagement ferme à lutter contre la pauvreté et l'amélioration de sa gestion financière, la Grande-Bretagne devra restaurer partiellement son aide budgétaire générale au Rwanda », a-t-il précisé Andrew Mitchell dans un communiqué.

9,5 des 20 millions d'euros d’aide suspendue par Londres le 27 juillet seront ainsi débloqués. Andrew Mitchell  a expliqué que la Grande-Bretagne a décidé de ne débloquer que la moitié de son aide, car des inquiétudes subsistent encore sur le soutien du Rwanda aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Quatre autres pays (États-Unis, Allemagne, Pays-Bas, Suède) ont suspendu en partie leur aide au développement pour le Rwanda, dont le budget dépend de l’aide internationale à hauteur de 40%. Kigali a démenti à plusieurs reprises les allégations et a accusé de partialité les auteurs du rapport de l'ONU.

"Une décision extrêmement dangereuse"

Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a critiqué cette décision la qualifiant de « totalement désastreuse ». « Nous ne partageons pas la même analyse (de la situation) ... Ça ne va pas aider à résoudre les problèmes dans la région. Nous allons parler avec les anglais  pour exprimer que nous pensons que cette décision peut être extrêmement dangereuse », a déclaré Lambert Mende à Reuters par téléphone.

« Des gens meurent, des centaines de milliers sont déplacés, et nous ne savons pas où la Grande-Bretagne a eu l'information que le Rwanda travaillait dans le bon sens », a-t-il poursuivi.

(Avec agences)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Rwanda

Rwanda - Centrafrique : à Bangui, le passé résonne dans l'esprit des soldats rwandais

Rwanda - Centrafrique : à Bangui, le passé résonne dans l'esprit des soldats rwandais

Les violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine réveillent de douloureux souvenirs chez les soldats rwandais de la Misca. Qui tentent d'utiliser leur expérience pour apaiser les tensions.[...]

Une histoire du génocide (#3) : attentat du 6 avril 1994, la thèse de la culpabilité du FPR ne tient pas la route

Dans ce troisième billet sur le déclenchement du génocide rwandais de 1994, Laurent Touchard* examine les derniers éléments de la thèse accusant le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul[...]

Paul Kagamé : "Je ne conseille à personne de se mêler des affaires intérieures du Rwanda"

Démocratie, justice, France, Afrique du Sud, RD Congo, présidentielle de 2017... Le chef de l'État rwandais Paul Kagamé répond sans ambages à toutes les questions, même[...]

Déjà, en 1963, à Gikongoro...

*Jean-Paul Kimonyo est politologue. "Qui est génocide ?" C'est par cette formule un peu étrange que le président Grégoire Kayibanda ponctue, en mars 1964, l'un des plus [...]

"Les faits sont têtus"

Buzz : terme anglais signifiant bourdonnement d'insecte et technique de marketing viral consistant à amplifier l'effet d'un événement ou d'un produit. En recevant J.A. le 27 mars au matin,[...]

Génocide rwandais : pour Le Drian, "certaines accusations ne peuvent rester sans réponse"

Jean-Yves Le Drian a tenu vendredi à défendre l'"honneur" de l'armée française lors de l'opération Turquoise en 1994, après les accusations de complicité de[...]

Génocide rwandais : Claude Muhayimana arrêté et écroué en France

Interpellé mercredi à son domicile à Rouen, le Franco-Rwandais Claude Muhayimana a été mis en examen et écroué, selon des sources judiciaires sur place. Il est[...]

Une histoire du génocide rwandais (#2) : l'attentat du 6 avril 1994

Le 6 avril 1994, l'attentat contre le Falcon du président rwandais, Juvénal Habyarimana, sert de prétexte au déclenchement du génocide. Laurent Touchard* revient sur des années[...]

Génocide : un tribunal norvégien autorise l'extradition d'un suspect rwandais

La justice norvégienne a autorisé mardi l'extradition vers le Rwanda d'Eugène Nkuranyabahizi, soupçonné de complicité de génocide. Âgé de 41 ans, cet homme, qui se[...]

Génocide rwandais : Manuel Valls qualifie d'"injustes et indignes" les accusations de Kigali

Le nouveau Premier ministre français, Manuel Valls, est revenu sur la polémique entre la France et le Rwanda dans son discours de politique générale, mardi, qualifiant "d’indignes et[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers