Extension Factory Builder
05/09/2012 à 09:27
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, à Bamako, le 23 août 2012. Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, à Bamako, le 23 août 2012. © AFP

À la suite de la prise de Douentza (centre du pays) par les islamistes, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a officiellement réclamé, mardi 4 septembre, l'intervention des forces militaires de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Dioncounda Traoré satisfait une des revendications du front anti-putsch, qui réclamait l’intervention d’une force africaine pour reconquérir le Nord du pays aux mains des islamistes. Mardi, le président par intérim du Mali a « formellement » requis une intervention militaire de l'Afrique de l'Ouest au Mali.

« Cette journée a été marquée par un développement significatif puisque nous venons d'Abidjan où le président Alassane Ouattara (président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) nous a informé que le président Traoré a formellement adressé une requête à la Cedeao pour apporter une contribution de nature militaire pour la stabilisation du pays et surtout à la reconquête du Nord », a déclaré le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon.

« Il s'agit là d'un développement important dont nous avons examiné avec le président (du Burkina Faso Blaise) Compaoré les développements possibles », a-t-il ajouté devant la presse.

La donne change

De fait, la Cedeao s'est déclarée prête à envoyer au Mali une force de quelque 3 300 soldats, mais ses contours sont encore flous. Elle souhaite notamment obtenir un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et un soutien logistique occidental pour ce déploiement, qui dépendait, en outre, d'une demande officielle des autorités de transition maliennes.

Celles-ci avaient jusqu'à présent refusé l'envoi de troupes étrangères sur le territoire malien. La situation a changé le 1er septembre, avec la prise sans combats de la ville stratégique de Douentza (centre) par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes islamistes extrémistes armés contrôlant depuis cinq mois le Nord.

Consultations

En tournée dans le Sahel, Jean Felix-Paganon doit désormais se rendre à Niamey, Dakar et Nouakchott. Il a par ailleurs indiqué que le président Ouattara entendait procéder à des « consultations » avec les pays membres de la Cedeao sur la requête des autorités de Bamako pour « voir ce qu'il convient d'en faire ».

« Il est clair aussi que l'Union africaine, à un moment ou à un autre aura à être saisie », a également indiqué le diplomate français, qui a appelé les différentes instances internationales à « travailler en étroite coopération les unes avec les autres ».

Kidal, Gao et Tombouctou, les trois régions administratives composant le nord du Mali, sont tombées il y a cinq mois aux mains du Mujao et d'autres groupes armés, dont des rebelles touaregs et djihadistes liés à Al-Qaïda. Les islamistes ont ensuite évincé leurs ex-alliés touaregs et contrôlent désormais totalement le Nord du Mali.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : mort de la fillette, premier cas d'Ebola dans ce pays

Mali : mort de la fillette, premier cas d'Ebola dans ce pays

Le premier cas d'Ebola identifié au Mali, une fillette de deux ans récemment revenue de Guinée, est morte vendredi, a annoncé le gouvernement.[...]

Ebola : un premier cas au Mali fait craindre l'arrivée de l'épidémie

Le Mali connaît son premier cas d'Ebola. Il s'agit d'une fillette de deux ans venue de Guinée avec sa grand-mère. Elle a été placée en quarantaine à Kayes (Ouest), a[...]

Mali : les Casques bleus, cibles privilégiées des jihadistes

Rarement mission onusienne aura autant été prise pour cible. Dans le Nord, les soldats de la Minusma sont seuls et en première ligne. Mines, tirs de roquettes et attentats ont déjà fait[...]

La course pour la direction du bureau Afrique de l'OMS est lancée...

Qui, début novembre, succédera à l'Angolais Luís Gomes Sambo à la tête du bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ?[...]

Mali : ouverture du troisième round de négociations à Alger

Les pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés ont repris mardi à Alger. Le ministre malien des Affaires étrangères a appelé les différents mouvements à[...]

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

La reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés, samedi, à Alger s'inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le nord du pays.[...]

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, "Jeune Afrique" a pu se procurer en[...]

Mali : au moins 7 morts dans des combats entre le MNLA et le Gatia près de Gao

Au moins sept personnes ont été tuées lors d'affrontements jeudi après-midi, près de Gao, principale ville du nord du Mali, entre et le MNLA et le Gatia, deux groupes armés touaregs de[...]

Mali : discussions à Alger, combats vers Gao

Le MNLA et le Gatia, une milice progouvernementale, s’affrontent dans la région de Gao depuis jeudi matin. Des combats qui interviennent alors que devaient reprendre à Alger, la veille, des négociations[...]

Mali : Sultan Ould Bady et le Mujao, un jihadiste en rupture de ban

Le jihadiste Sultan Ould Bady serait en conflit avec le Mujao, au nom duquel il a pourtant récemment revendiqué plusieurs attaques contre les Casques bleus au nord du Mali.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers