Extension Factory Builder
04/09/2012 à 15:49
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, le 17 août 2012 à Maputo. Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, le 17 août 2012 à Maputo. © AFP

Pour l'opposition congolaise, c'est une évidence : Joseph Kabila est responsable de la crise actuelle au Nord-Kivu. Et dans un communiqué publié lundi 3 septembre, une vingtaine de partis vont même jusqu'à demander que Joseph Kabila soit mis en accusation pour "haute trahison"...

La rentrée parlementaire promet d'être vraiment très chaude en République démocratique du Congo (RDC). Une vingtaine de partis d'opposition n'ont pas hésité à demander le plus sérieusement du monde, dans un communiqué publié lundi 3 septembre, que le président Joseph Kabila soit accusé de « haute trahison », pour cause de mauvaise de mauvaise gestion présumée de la crise au Nord-Kivu (est)...

Parmi les signataires de la déclaration figurent le député Rémy Masamba, issu d'une branche de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le principal parti d'opposition qui avait rejeté le résultat des élections présidentielle et législatives fin 2011, remportées officiellement par le camp Kabila dans des conditions très controversées.

La coalition « recommande » au Parlement, dès la rentrée de septembre, « d'enclencher le mécanisme de mise en accusation du président de la République, monsieur Joseph Kabila Kabange, pour haute trahison », écrivent les signataires du texte.

Accord secret

Depuis le mois de mai, l'armée congolaise affronte pourtant le Mouvement du 23 mars (M23) près des frontières rwandaise et ougandaise. Ce mouvement est né d'une mutinerie de soldats congolais en majorité issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l'armée en 2009 après un accord de paix.

« L'élément déclencheur de la guerre qui sévit à l'est du pays est le fameux accord », dont les rebelles revendiquent la pleine application, et « dont le contenu a été délibérément caché tant aux institutions qu'à la population congolaise », arguent les opposants.

Des ONG, l'ONU et Kinshasa ont accusé le Rwanda de soutenir en hommes, armes et munitions les dissidents, qui contrôlent une partie du territoire de Rutshuru. Vendredi, quelques centaines de soldats rwandais ont quitté cette zone pour retourner chez eux. Ils opéraient au sein d'un bataillon congolo-rwandais déployé après une opération militaire des deux pays menée début 2009 contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Force internationale neutre

Le ministère congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, affirme que la présence du bataillon était « publique » et « officielle ». Mais de son côté, la coalition d'opposants considère que les troupes rwandaises sont entrées en RDC « à l'insu du peuple congolais ». Jugeant « totalement établie » la « complicité du pouvoir (...) avec les agresseurs », elle plaide « pour un dialogue national franc et sincère entre toutes les forces politiques et sociales du pays », et « rejette le déploiement de la force internationale neutre ».

Cette force devrait être déployée à la frontière entre la RDC et le Rwanda, si les deux pays s'entendent sur sa constitution. Le sujet doit être discuté, mercredi 5 septembre à Kampala, au cours d'une nouvelle réunion des États de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRLG).

Le gouvernement congolais réclame pour sa part l’élargissement et le renforcement du mandat de la Monusco. Selon son porte-parole, Lambert Mende, le nouveau mandat devra permettre à la mission onusienne de protéger plus efficacement les civils et de s’occuper de la sécurisation de la frontière entre la RDC et le Rwanda.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

RD Congo

RDC : trois immeubles de Diomi Ndongala 'confisqués', son avocat dénonce 'l'instrumentalisation de la justice'

RDC : trois immeubles de Diomi Ndongala "confisqués", son avocat dénonce "l'instrumentalisation de la justice"

Dans une affaire qui l'oppose à la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (Biac), Diomi Ndongala a vu vendredi trois de ses immeubles de Kinshasa être saisis par la justice. Une "expropriation" qui vi[...]

Ligue des champions : Lusadisu (AS Vita Club) et Zerara (ES Sétif), l'interview croisée

Les milieux de terrain Guy Lusadisu - qui a remporté deux fois le trophée avec le TP Mazembe - et Toufik Zerara sont deux des hommes forts de l’AS Vita Club et de l’ES Sétif, qui[...]

RD Congo : la production d'or pourrait tripler en 2014

 La RD Congo pourrait produire 18 tonnes d'or cette année, selon Martin Kabwelulu, le ministre des Mines du pays d'Afrique centrale. C'est trois fois le volume produit l'an dernier.[...]

RDC : retour à Kinshasa du proche de Bemba, Fidèle Babala

Libéré mardi par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de subornation de témoins, le secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo[...]

Un Michel peut en cacher un autre

Le nouveau Premier ministre se prénomme Charles et n'a que 38 ans. Mais il a de qui tenir. Louis, son père, est un vieux briscard de la politique locale. Et de la "Belgafrique".[...]

RDC : deux jeunes tués dans une manifestation contre la Monusco dans l'Est

Les protestations contre la Monusco ont fait deux morts et un blessé par balle mardi, dans l'est de la RDC, a annoncé mercredi une fédération d'association.[...]

RDC : "Vieux Ebola", le nouveau surnom de Koffi Olomidé ne passe pas

Le chanteur congolais (RDC) Koffi Olomidé, 58 ans, été arrêté mardi à Kinshasa pour avoir accroché dans la rue des banderoles annonçant le concert de "Vieux [...]

France : Patrick Balkany rattrapé par ses pratiques douteuses en Afrique

Patrick Balkany, député et maire de Levallois-Perret, en banlieue parisienne, a été mis en examen, mardi, pour "blanchiment de fraude fiscale", "corruption" et "blanchiment de[...]

RDC : le docteur Mukwege, lauréat du prix Sakharov du Parlement européen

Le docteur congolais Denis Mukwege s'est vu décerner mardi le Prix Sakharov 2014 pour son travail auprès des femmes victimes de violences sexuelles dans les conflits armés de l'est de la RDC.[...]

Sondage : faut-il reporter la CAN 2015, la déplacer ou l'annuler à cause d'Ebola ?

Se jouera-t-elle ou pas ? À quelle date ? Où ? Les rumeurs vont bon train au sujet de la Coupe d'Afrique des nations, prévue en janvier 2015 au Maroc mais menacée par l'épidémie d'Ebola.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers