Extension Factory Builder
04/09/2012 à 12:30
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Un accident de bus, en septembre 2010, dans le nord du Maroc. Un accident de bus, en septembre 2010, dans le nord du Maroc. © AFP

Dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 septembre, 42 personnes ont été tuées et 24 autres blessés après la chute de leur autocar dans un ravin sur la route reliant Zagora à Marrakech, dans le sud du pays.

Mis à jour à 17h00.

Le bilan est extrêmement lourd. Dans la nuit de lundi à mardi, 42 personnes sont mortes et 24 autres ont été blessées dans l'accident de leur autocar survenu dans la province d'Al-Haouz, dans le sud du Maroc. L'accident a eu lieu vers 2 heures du matin, au niveau de la commune rurale de Zerkten, sur la route nationale reliant Zagora à Marrakech.

Le drame est survenu alors que le bus descendait de nuit vers la ville ocre, après avoir franchi le col de Tizi-n-Tichka, le plus haut du Maroc, qui culmine à près de 2 300 mètres d'altitude. Le véhicule s'est renversé dans un ravin de 150 mètres de profondeur, laissant peu de chances de survie à ses passagers.

Ce terrible accident a fait 24 blessés, dont quatre grièvement. Ils ont été transférés dans différents hôpitaux de la région.

Vingt et un blessés ont été évacués aux urgences de l'hôpital Ibn Tofaïl de Marrakech. Selon son directeur, Hicham Nejmi, quatre victimes sont décédées peu après leur arrivée et deux ont été envoyées directement en service de réanimation. Leur état serait relativement stable pour le moment. Trois autres blessés de l'accident ont été évacués à l'hôpital provincial de Ouarzazate.

Condoléances de Mohammed VI

D'après plusieurs sources médicales contactées par Jeune Afrique, la totalité des victimes sont de nationalité marocaine. L'une d'entre elles, originaire de Ouarzazate, avait toutefois la double nationalité maroco-belge.

Les corps des 42 personnes décédées ont été transférés à la morgue du principal hôpital de Marrakech. Selon un responsable de la préfecture du Haouz, les causes de l'accident ne sont pas encore connues, mais une commission d'enquête ainsi qu'une cellule de crise ont été mises sur pied.

Le gouverneur de la province, Younès El Bathaoui, s'est rendu sur place pour superviser les opérations de secours.

Depuis Rabat, le Roi Mohammed VI a adressé ses « vives condoléances » et sa compassion aux familles des victimes et aux blessés. « Sa Majesté le Roi (...) a décidé de prendre en charge personnellement les frais de transport des dépouilles des victimes, de leur inhumation et de leurs obsèques, ainsi que les frais d'hospitalisation des blessés », indique aussi le communiqué du cabinet royal.

Insécurité routière

Il s'agit du plus grave accident d'autobus jamais enregistré au Maroc, où les accidents de la route sont très fréquents. En novembre 2010, un car transportant des ouvriers avait chuté dans un oued à Bouznika, au sud de Rabat, provoquant la mort de 24 personnes par noyade. Plus récemment, à la fin du mois d'août, huit personnes avaient trouvé la mort dans un accident de camion dans la même province du Haouz.

Les accidents de la route sont très fréquents au royaume chérifien. Selon les chiffres officiels, plus de 4 000 personnes ont trouvé la mort en 2011 (pour environ 10 000 blessés graves), soit une progression de près de 12% sur un an, en dépit de l'entrée en vigueur d'un nouveau code de la route.

 

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

L'Afrique part à la pêche aux 'islamodollars'

L'Afrique part à la pêche aux "islamodollars"

Au Maghreb comme au sud du Sahara, les produits financiers compatibles avec la charia se multiplient. Autant de vecteurs qui permettent aux pays du Golfe d'investir dans les infrastructures.[...]

Racisme au Maroc : à Tanger, un pogrom anti-migrants fait au moins un mort

À Tanger, une expédition sauvage menée par des Marocains contre des migrants à fait au moins un mort, le 29 août. Un drame qui met à nouveau en lumière le problème du racisme[...]

Maroc : les maraîchers disent "merci Poutine"

Depuis que Moscou a décrété un embargo sur les importations en provenance de l'Union européenne, les agriculteurs marocains s'organisent pour profiter de ce marché estimé à[...]

Le Maroc "solidaire" des pays touchés par Ebola au nom de sa politique africaine

Avec la suspension des vols d'Air France vers la Sierra Leone, le Maroc est le dernier pays à desservir de manière régulière les trois principaux pays frappés par l'épidémie[...]

Algérie - Maroc : la déchirure

Tranchées d’un côté, clôture de l’autre. Alors que le fossé entre les deux voisins ne cesse de se creuser, "Jeune Afrique" a enquêté, vingt ans après la[...]

Maroc : Rabat rêve de lumières

Confinée de longue date au statut de ville administrative, la capitale du Maroc se rêve en cité internationale de la culture et du savoir.[...]

Mariage au Maroc : quand la haute fait la noce

Ils font rarement la une des journaux, mais les mariages entre grandes familles sont une tradition bien établie dans le royaume. Une façon de perpétuer richesse, pouvoir et rang social.[...]

Justice : brèche humanitaire entre le Maroc et la France

Selon un responsable du ministère marocain de la Justice, le royaume chérifien s'apprête à transférer en France des détenus français.[...]

Ces magnats africains qui dament le pion aux multinationales

Ils ont mis en place des services, une production et une distribution locale : une poignée d'hommes d'affaires dominent leur marché et partent à la conquête du continent.[...]

Algérie - Maroc : vingt ans après, faut-il rouvrir la frontière commune ?

Vingt ans après sa fermeture, la frontière commune entre le Maroc et l'Algérie n'est toujours pas rouverte. Une situation préjudiciable pour les deux États qui se contentent, pour l'instant, de[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex