Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) était présente vendredi 31 août à Bamako. Objectif : recueillir le maximum d'informations sur les crimes perpétrés par les islamistes mais aussi les Touaregs dans le nord du pays.
La CPI s'intéresse de près aux islamistes qui contrôlent le nord du Mali depuis plus de cinq mois. Une mission de l'institution internationale séjournait vendredi à Bamako pour s'informer, selon un de ses membres, sur des crimes présumés commis par ces extrémistes au nom de la charia (loi islamique).
« Nous sommes au Mali pour recueillir des éléments, écouter les uns et les autres et jeter un regard croisé » sur les informations obtenues, a déclaré sur les médias publics Amady Bâ, chef de cette mission arrivée mardi à Bamako.
« C'est une phase d'analyse, de recoupement d'informations. Nous allons retourner avec ces éléments et le procureur (de la CPI, Mme Fatou Bensouda) jugera alors s'il faut commencer des enquêtes avant d'engager des poursuites », a ajouté M. Bâ.
La mission, formée de trois personnes, dont M. Bâ, a rencontré jeudi le président malien de transition, Dioncounda Traoré, son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, et des membres du groupe de travail, pour la saisine de la CPI, mis en place par les autorités maliennes.
« La mission de la CPI restera le temps (qu'il faut). Je ne peux pas dire combien de jours. Le dossier transmis par le groupe de travail pour la saisine de la CPI est clair : il s'agit des exactions commises par les occupants des trois régions du Nord », a indiqué un responsable au ministère de la Justice.
Une enquête demandée par Bamako
Les trois régions administratives de Tombouctou, Gao et Kidal sont occupées depuis cinq mois par le Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Eddine (Défenseurs de l'Islam), deux groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi) qui ont évincé leurs anciens alliés rebelles touaregs, sécessionnistes et laïcs. Ces salafistes prônent l'application de la charia (loi islamique) et prétendent s'y conformer en commettant des brutalités.
Le procureur de la CPI avait annoncé mi-juillet un examen préliminaire sur la situation au Mali, après une enquête demandée par Bamako sur des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis par les islamistes ou les touaregs dans le nord de ce pays.
Selon le document, il s'agit d'exécutions sommaires de soldats de l'armée malienne, de viols, de massacres de civils, d'enrôlement d'enfants soldats, de tortures, de pillages, de disparitions forcées et de destructions de symboles de l'État (hôpitaux, tribunaux, mairies, écoles), d'églises, de mosquées et de mausolées.
(Avec AFP)

Algérie : Bouteflika transféré à l'hôpital militaire des Invalides, incertitudes sur son état de santé
Tunisie : Ansar al-Charia appelle ses partisans à manifester vendredi
Bénin - Affaire Talon : ce que contenaient les valises du juge Houssou







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Des restes de deux-roues photographiés le 21 avril 2013 dans la ville nigeriane de Baga, deux jours après de sérieux affrontements entre l'armée et la secte Boko Haram
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 14 janvier 2013 à Alger
Un militaire nigérian patrouille dans une rue de Baga, le 30 avril 2013
Des soldats patrouillent dans les rues de Maiduguri, le 30 avril 2013
Des militaires nigérians patrouillent dans une rue de Baga, le 30 avril 2013
L'entrée d'un hôpital de Johannesburg
Andry Rajoelina, chef du gouvernement de transition, le 13 mai 2013 Ã Antananarivo
Des policiers anti-émeute, le 17 novembre 2010 dans une rue d'Antananarivo











