Extension Factory Builder
31/08/2012 à 12:11
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des miliciens du groupe islamiste Ansar eddine. Des miliciens du groupe islamiste Ansar eddine. © AFP

Menace islamiste, terrorisme, trafic d'armes, prises d'otages... Réunis à Hammamet en Tunisie, experts africains et européens débattent de la situation sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne. Avec la crise malienne au cœur des préoccupations, les invités du Centre des stratégies de sécurité du Sahel Sahara (C 4S),  esquissent des pistes de solutions pour pacifier la région.

La conférence organisée les 30 et 31 août à Hammamet (Tunisie), par le Centre des stratégies de sécurité du Sahel Sahara (C 4S) - think-tank fondé par le diplomate mauritanien Ahmedou Ould Abdallah - ambitionnait de parler généralement de paix et de sécurité dans le Sahel. Mais bien vite, les débats ont été monopolisés par le Mali, en particulier le Nord du pays, occupé depuis avril par les islamistes d’Ansar Eddine et leurs alliés djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

« Aqmi est un cancer qui se métastase et je reste persuadé que chaque capitale ouest-africaine en possède une cellule dormante », a martelé dans son exposé le journaliste et écrivain Serge Daniel, auteur d’Aqmi, l’industrie de l’enlèvement. « Les djihadistes qui règnent dans le Nord-Mali n’ont pas de projet politique, mais une vision claire de la manière dont ils peuvent utiliser toute cette zone pour leurs trafics » ajoute-t-il. « Sous le vernis idéologique, Aqmi n’a qu’un seul objectif : faire du business », a renchéri le Marocain Abdelmalek Alaoui, président de l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE) et gérant associé de Global intelligence partners, entreprise d'intelligence économique.

"Trouver des solutions à nos problèmes"

Durant deux jours, à l’Alhambra d’Hammamet (Tunisie), experts sécuritaires, chercheurs, humanitaires, diplomates et journalistes sont réunis pour débattre des risques sécuritaires encourus par les pays du Sahel et du Sahara, face à la menace islamiste. Pour parler des solutions possibles, et aussi de développement. Ils sont venus d’Alger, de Bamako, de Nouakchott, de Niamey, de Paris ou de Berlin pour confronter leurs points de vues.

« Il faut que l’on arrête de dire que c’est la faute des autres et que nous Africains commencions à trouver des solutions à nos problèmes » a déclaré, à l’ouverture des débats, Ahmedou Ould Abdallah, ex-ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et président du C 4S. « C’est par des discussions ouvertes et franches que l’on pourra trouver des pistes de solutions. »

On comptera parmi les intervenants le ministre nigérien de la Justice Marou Amadou, le chercheur français André Bourgeot ou encore le Délégué général aux élections maliennes, le général Siaka Sangaré, mais aussi les ex-ministres maliens Zakiatou Wallet Halatine et Hama Ag Mahmoud, membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, la rébellion touarègue), qui a perdu le contrôle du nord du Mali au profit des djihadistes.
___

Malika Groga-Bada, envoyée spéciale à Hammamet
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Continental

L'OIF aux Africains !

Moins de six semaines nous séparent de l'élection du nouveau secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les 57 chefs d'État ou de gouvernement de[...]

Bling-bling : mariage fastueux, mariage malheureux...

Alors que les cérémonies nuptiales africaines sont des démonstrations de force financière, une récente étude américaine indique qu’une bague de fiançailles trop[...]

Orrick s'installe officiellement à Abidjan

Exclusif - Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le président et le patron Afrique d'Orrick expliquent pourquoi ce géant mondial du droit avec 1100 avocats dans 25 pays a choisi la capitale[...]

[Diaporama] : Dix chefs ou rois traditionnels puissants du Sud du Sahara

Sur le continent, il ne reste qu'une seule monarchie absolue contrôlant un État internationalement reconnu. Mais les chefferies et les royautés traditionnelles n'ont pas disparu pour autant, surtout en Afrique[...]

CAFF : les femmes aussi jouent au football !

Depuis, le 11 octobre, se déroule à Windhoek, capitale de la Namibie, le Championnat d’Afrique de football féminin (CAFF) qui est aux femmes ce que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) est aux[...]

Art contemporain : 1:54, la petite foire qui monte, qui monte...

La deuxième édition de l'unique foire européenne consacrée à l'art contemporain africain se tient à Londres du 15 au 19 octobre. Et fait beaucoup parler d'elle.[...]

Bolloré Africa Logistics : fin de règne pour Dominique Lafont ?

 Dominique Lafont pourrait quitter son poste à la tête de Bolloré Africa Logistics pour "prendre des fonctions élargies et transversales" au sein de la maison mère, le groupe[...]

Carte interactive : ces événements menacés ou annulés à cause d'Ebola

Depuis le début de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, en décembre 2013, une dizaine d'événements ont été annulés sur le continent. D'autres, censés se[...]

CAN 2015: l'Algérie et le Cap-Vert ont leur billet pour le Maroc

La quatrième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2015 a eu lieu mercredi. En voici les résultats.[...]

CAN 2015 : les pronostics des lecteurs de "Jeune Afrique" pour les éliminatoires

La quatrième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2015 se tient ce soir. Nous vous avions demandé de pronostiquer les résultats des quatorze rencontres au programme.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers