Cent quarante-neuf personnes ont été arrêtées depuis les attaques menées en août contre les Forces républicaines de la Côte d'Ivoire (FRCI). Parmi elles 54 civils et 19 militaires ont été maintenus en détention pour être prochainement jugés, a déclaré le procureur militaire Ange Kessi jeudi 10 août.
Les procès des 19 militaires détenus à la suite des attaques menées en août contre l'armée ivoirienne vont débuter le 6 septembre, a annoncé, jeudi 10 août, le procureur militaire Ange Kessi. Ils sont inculpés de « trouble à l'ordre public », d' « attentat contre la sûreté de l'État » ou d' « assassinat ».
Selon les déclarations d'Ange Kessi, cinquante-quatre civils ont également été maintenus en détention. Le procureur militaire n'a en revanche donné aucune précision sur leurs procès. « À la suite des récentes attaques contre les Forces républicaines (FRCI), 149 personnes ont été arrêtées », parmi lesquelles « 76 ont été relâchées à l'issue de l'enquête », a-t-il précisé.
Arrestation de responsables pro-Gbagbo
Les FRCI ont été l'objet d'une vague d'attaques en août, pendant lesquelles elles ont perdu une dizaine d'hommes à Abidjan, dans ses environs et dans l'ouest du pays. Ces violences ont été suivies de l'arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, qui doit être jugé vendredi pour trouble à l'ordre public.
Le gouvernement du président Alassane Ouattara et l'armée accusent des partisans de Laurent Gbagbo d'être derrière ces attaques, ce que dément le parti de l'ex-chef de l'État, le Front populaire ivoirien (FPI).
(Avec AFP)

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