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28/08/2012 à 09:49
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Des policiers guinéens dans les rues de Conakry, le 27 août 2012. Des policiers guinéens dans les rues de Conakry, le 27 août 2012. © AFP

Deux coalitions regroupant les principaux partis de l’opposition guinéenne ont annoncé lundi 27 août au soir qu’ils comptaient retirer leurs représentants du gouvernement, du Conseil national de la transition et de la Ceni. Cette décision fait suite aux violences qui ont accompagné l’interdiction de la manifestation de l’opposition prévue lundi.

Le dialogue est provisoirement rompu entre le gouvernement guinéen et plusieurs partis de l’opposition après les violences de lundi. « Nous retirons nos représentants du gouvernement, du CNT (Conseil national de la transition, faisant actuellement office de parlement) et de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) », a déclaré lundi 27 août l'ex-Premier ministre Lansana Kouyaté.

La décision a été prise par les responsables des principaux partis de l'opposition - dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, le Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN) de Lansana Kouyaté, et l' Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, regroupés au sein de deux coalitions : l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) et le Collectif des partis pour la finalisation de la transition. Ces deux coalitions avaient appelé à une marche lundi matin empêchée par les forces de l'ordre, arguant qu'elle n'était pas autorisée.

La décision de retrait du gouvernement concernera deux membres du PEDN : Souleymane Cissé, ministre du Plan, et Aboubacar Sidiki Koulibaly, ministre du Contrôle économique et financier. L'UFDG et l'UFR ont quant à eux des représentants à la Ceni et au CNT. L'opposition dans son ensemble compte entre trois et quatre membres à la Ceni (25 membres au total), et six au CNT (150 membres au total).

"Dénoncer la dérive dictatoriale"

Selon Lansana Kayouté, dont la voiture a été la cible de tirs de la police lundi, l'objectif est de « protester contre les violences perpétrées sur les militants de l'opposition et dénoncer la dérive dictatoriale du nouveau pouvoir de M. Alpha Condé », élu président et investi en décembre 2010.

La marche de l’opposition prévue lundi visait à réclamer des élections législatives libres et transparentes. Elle a donné lieu à des heurts entre autorités, manifestants et contre-manifestants, selon un communiqué de la direction générale de la police. Il y a eu 20 gendarmes blessés et 38 manifestants interpellés, a précisé à l'AFP un responsable de la police. Les principaux partis de l’opposition ont demandé dans un communiqué « la libération inconditionnelle de toutes les personnes arbitrairement arrêtées ».

(Avec AFP)

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