Extension Factory Builder
23/08/2012 à 15:35
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Seïf al-Islam, le fils du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi, le 23 août 2011 à Tripoli. Seïf al-Islam, le fils du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi, le 23 août 2011 à Tripoli. © AFP

Le fils de Mouammar Kadhafi sera jugé à partir du mois de septembre à Zenten, a annoncé jeudi 23 août le porte-parole du procureur général libyen. Il est accusé d'avoir commis des crimes contre l'humanité durant la révolution libyenne qui a renversé le régime de son père. 

Seif el-Islam, le fils du dictateur défunt Mouammar Kadhafi, sera bien jugé en Libye et non par la CPI à La Haye. Jeudi, le porte-parole du procureur général libyen a indiqué que le procès se tiendrait en septembre à Zenten, ville où le suspect est maintenu en détention depuis son arrestation, en novembre 2011.

« Un comité du Bureau du procureur général a achevé son enquête sur les crimes commis par Seif el-Islam depuis le début de la révolution, le 15 février (2011) jusqu'à son arrestation, et a préparé les chefs d'accusation qui doivent être retenus par le procureur général dans les prochains jours, avant de fixer une date pour le procès dont l'ouverture est prévue en septembre », a déclaré Taha Nasser Baara.

M. Baara a précisé que Seif el-Islam, 40 ans, serait jugé dans la ville de Zenten, à 170 kilomètres au Sud-Ouest de Tripoli. Selon lui, la ville dispose d'un tribunal équipé pour un tel procès, qui sera par ailleurs ouvert à la presse. « Zenten est une ville de Libye et la loi nous permet de juger Seif dans la plupart des villes libyennes, dans la mesure où ses crimes ont concerné tout le pays », a souligné M. Baara.

Le porte-parole a également démenti des informations de presse faisant état de négociations entre le bureau du procureur et la milice d'ex-rebelles qui avait arrêté Seif el-Islam et aurait exigé un procès à Zenten. Selon lui, « les villes qui sont loin de la capitale sont plus sécurisées ».

Seif al-Islam Kadhafi fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l'humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de son père en 2011.

Tensions avec la CPI

Les autorités libyennes ont déposé le 1er mai une requête contestant la compétence de la CPI à poursuivre le seul fils de l'ancien dirigeant à être détenu en Libye. « Durant les investigations, il n'y a eu aucune intervention de la CPI », a précisé M. Baara, précisant que le Bureau du procureur disposait de « preuves solides, sous forme (d'enregistrements) sonores, d'images, de documents et de témoignages ». « Nous pensons que ces preuves sont suffisantes pour le condamner et le juger », a ajouté le responsable libyen.

Depuis l'arrestation d'une délégation de la CPI durant près d'un mois, en juin, à Zenten, les relations semblent rompues entre Tripoli et la juridiction internationale. L'Australienne Melinda Taylor, qui assiste l'avocat officiellement désigné par la Cour dans l'affaire de Seif el-Islam, avait été arrêtée le 7 juin alors que la délégation de la CPI rendait visite au fils de Mouammar Kadhafi.

Tripoli avait accusé l'avocate australienne d'avoir apporté un stylo-caméra pendant sa visite et tenté de transmettre à Seif el-Islam une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl, l'un des hommes les plus recherchés par la justice du pays. Selon la CPI, Seif el-Islam souhaite être jugé devant la Cour, « seule solution, selon lui, pour que la Libye et les Libyens obtiennent justice ».

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Libye

Libye : le général Khalifa Haftar nommé commandant général de l'armée

Libye : le général Khalifa Haftar nommé commandant général de l'armée

Le général Khalifa Haftar a été nommé à la tête de l'armée libyenne, a annoncé lundi le président du Parlement reconnu par la communauté internationale,[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Attention : dangers

J'ai la curieuse et désagréable impression que notre pauvre monde ressemble en ce moment à un avion sans pilote, alors qu'il est entré dans une zone de turbulences. Comment ne pas en être[...]

Libye : qui arrêtera Daesh ?

D'un côté, un pays déchiré par les milices, squatté par l'État islamique et sur lequel prétendent régner deux gouvernements. De l'autre, des voisins africains et des[...]

Libye : suspension du dialogue pour une sortie de crise

Le Parlement libyen siégeant à Tobrouk (Est), reconnu par la communauté internationale, a décidé lundi de suspendre sa participation au dialogue sur une sortie de crise parrainé par[...]

Libye : attentat de l'EI contre la résidence de l'ambassadeur iranien, pas de victimes

La résidence de l'ambassadeur iranien à Tripoli, la capitale libyenne désertée par la majorité des diplomates étrangers, a été visée dimanche par un double attentat,[...]

Libye : un nouveau foyer jihadiste qui inquiète l'Europe et les pays voisins

Aux portes de l'Europe, le nouveau foyer jihadiste qui se développe en Libye alimente les pires craintes du Vieux continent mais inquiète aussi les voisins immédiats du pays, qui craignent un renforcement de[...]

Libye : 195 égyptiens évacués via la Tunisie

195 ressortissants égyptiens ont fui lundi la Libye en direction de la Tunisie après l’assassinat de 21 chrétiens coptes par le groupe État islamique (EI). Le gouvernement tunisien craint[...]

La Libye demande la levée de l'embargo sur les armes aux Nations unies

Mohammed al-Dairi, le ministre libyen des Affaires étrangères, a demandé mercredi à l'ONU de lever l'embargo sur les armes imposé à son pays afin de mieux lutter contre les groupes[...]

ONU : Égyptiens et Occidentaux divisés sur la stratégie à suivre contre le terrorisme en Libye

Pendant que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi réclame publiquement une intervention militaire internationale en Libye, les pays occidentaux défendent l'option d'une solution politique et la[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120823145048 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120823145048 from 172.16.0.100