Le journaliste de l'AFP a été légèrement blessé au visage (capture d'écran).
© YouTube/Hespress
Alors qu'il couvrait une manifestation contre la cérémonie d'allégeance au roi, Mohammed VI, le correspondant de l'AFP au Maroc a été pris à partie par des policiers. Il s'était pourtant au préalable identifié comme journaliste.
La police marocaine manque parfois de retenue... ou de discernement. Mercredi à Rabat, les forces de l’ordre s’en sont violemment prises au correspondant de l’AFP, Omar Brousky. Celui-ci couvrait une mini-manifestation - une dizaine de personnes, pour la plupart militantes du Mouvement du 20 février - contre la traditionnelle cérémonie d'allégeance au roi Mohammed VI qui avait eu lieu la veille, célèbrant l'accession du souverain au trône à la mort de son père Hassan II, en 1999.
Le journaliste s’identifie, montre sa carte de persse, mais les policiers passent outre et le frappe au visage. « Il était 18 heures 15 (heure locale). Alors que je couvrais le rassemblement devant le Parlement, une dizaine de policiers m'ont demandé de dégager. Je leur ai montré ma carte de presse, mais ils ont crié ‘Dégage ! Dégage !' Et là, ils ont commencé à me frapper. Partout. Notamment sur la bouche (…) J'ai le nez qui saigne », a-t-il déclaré à l’ONG Reporters sans frontières (RSF).
Dans une réaction auprès de l'AFP, le ministre marocain de la communication Mustapha Khalfi a exprimé ses regrets pour cet incident et indiqué que son homologue de l'Intérieur Mohand Laenser avait demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités.
(Avec AFP)
Une vidéo de l'agression publiée sur YouTube par le site d'information Hespress :

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