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21/08/2012 à 08:52
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Un garçon blessé dans des affrontements dans la région de Masisi, le 31 juillet 2012 à Goma. Un garçon blessé dans des affrontements dans la région de Masisi, le 31 juillet 2012 à Goma. © AFP

Des combats entre un groupe maï-maï et une milice hutu ont fait onze morts dans le Masisi, à l'est de la RDC. Des centaines d'habitants ont été contraints de fuir leurs maisons.

Cela fait quelques semaines que les milices locales prolifèrent dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC). Depuis vendredi, dans la région du Masisi (Est), des affrontements impliquant certains de ces petits groupes armés ont fait 11 morts et poussé des centaines de personnes à fuir leurs habitations.

Cinq personnes ont notamment été tuées vendredi lors de combats entre un groupe Maï-Maï (local), appelé Force de défense congolaise (FDC,) et une milice hutue, baptisée Nyatura. Depuis, plusieurs villages ont été incendiés et des centaines de personnes ont fuit leurs habitations.

Ces combats se produisent après « que nos frères congolais ont tué des Hutus et brûlé leurs maisons », a déclaré le responsable de la milice Nyatura, le colonel Marcel Haburugira, interrogé près de la bourgade de Masisi, à une centaine de kilomètres au nord-est de Goma. Selon lui, les FDC ont été armées par les rebelles du M23 afin d'accroître l'insécurité dans la région.

Pillages et tueries

De leur côté, les habitants du village de Luke ont fui leurs maisons, emportant matelas, bidons, bassines et enfants. Ils sont allés chercher refuge à Kibaki, un village voisin.

Plus loin, à l'écart de la route, Ngululu, un autre village situé à deux heures de marche, a été partiellement détruit et pillé. D'après des habitants, six personnes - quatre hommes et deux femmes - ont été tuées lors des affrontements du week-end dernier. À une demi-heure de marche, le village de Rusemo a également été pillé. Plusieurs maisons ont été brûlées et des tirs interdisent toute approche.

Les milices maï-maï, qui étaient jusqu'à présent équipées de Kalachnikov, sont désormais dotées de mortiers. L'origine de leur armement n'est pas connue.

L'activité économique dans ces régions fertiles et escarpées qui approvisionnent la capitale régionale, Goma, est quasiment réduite à néant. Les champs sont déserts. Pendant une journée, les journalistes de l'AFP ont croisé deux véhicules, chargés de récoltes de haricots et de pommes de terre. Aucune ONG ni force des Nations unies n'a été vue sur place.

(Avec AFP)

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