Savait-il, dimanche 12 août à Londres, que chacune de ses foulées sur les 42 kilomètres du marathon olympique le rapprochait d’un pactole historique ? En plus d’une médaille d’or, l’Ougandais Stephen Kiprotich a reçu une prime de 65 000 euros lors de son retour à Kampala.
Quarante ans que l’Ouganda n’avait pas vu briller l’or olympique. Quatre décennies de disette qui ont pris fin, dimanche 12 août, alors que, au bout de plus de 42 kilomètres d’effort, Stephen Kiprotich damait le pion à ses adversaires kényans.
Un exploit sportif et une euphorie qui n’a pas tardé à atteindre Kampala, bien décidé à choyer son champion. Reçu par le président Yoweri Museveni, le champion s’est vu offrir une prime de 80 000 dollars (65 000 €) des mains du chef de l’État en personne, qui lui a promis que ses parents pourraient bientôt emménager gracieusement dans une maison disposant de trois chambres à coucher.
Collecte de dons
Quelque 100 000 euros auraient même déjà été levés lors d’une collecte de dons pour Kiprotich, lancée par le journal New Vision, détenu par l'État. Pas si mal pour un gardien de prison, recruté en 2008 grâce au quota réservé aux sportifs de haut niveau.
Car si l’on ne prend en compte que la prime de 80 000 dollars, Stephen Kiprotich vient d’empocher, en 2 heures huit minutes et une petite seconde (certes sans compter les années d’entrainement), une somme correspondant à environ 1 600 fois le Produit intérieur brut (PIB) par habitant de l’Ouganda.

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