Des habitants de Kasserine ont manifesté, vendredi 10 août, pour réclamer une meilleur indemnisation des victimes de la révolution de 2011. La politique du parti islamiste Ennahdha, au pouvoir, concentre toutes les critiques.
Les slogans antigouvernementaux de Sidi Bouzid ont trouvé de l’écho dans une autre ville martyre de la révolution tunisienne : Kasserine (Centre-Ouest). Plusieurs dizaines de personnes y ont manifesté devant le siège du gouvernorat, vendredi 10 août, pour réclamer que les victimes du soulèvement contre le régime de ben Ali soient indemnisées décemment.
Les manifestants ont baptisé leur action de « vendredi de l’invasion » car ils ont réussi à pénétrer dans la cour du bâtiment pour y crier leur mécontentement envers la politique du gouvernement dirigé par le parti Ennahdha. Contrairement à ce qui s’est produit la veille dans la ville voisine de Sidi-Bouzid, berceau de la révolution, les policiers ont agi avec calme et discernement, sans faire usage de gaz lacrymogènes ni de tirs de balles en caoutchouc. Et ils ont obtenu que la manifestation se disperse sans heurts.
Dossier complexe
Les habitants en colère, pour la plupart des proches des victimes de la révolution, se sont ensuite regroupés dans le centre-ville, certains mettant le feu à des pneus de voiture. Une marche pacifique était prévue dans l’après-midi après la prière pour protester contre Ennahdha, qui a pris la décision d’indemniser aussi les prisonniers politiques de l’ancien régime, pour la plupart islamistes, alors que beaucoup de victimes de 2011 sont mécontentes des réparations qui leur ont été accordées par le gouvernement. Quand ils en ont eu une.
(Avec AFP)

50 ans de l'UA : panafricanisme, la longue marche vers l'unité
Chronologie : l'UA, une institution en mouvement
Terrorisme : la Mauritanie et le Sénégal renforcent leur coopération







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Capture d'une vidéo de la chaîne nigérienne Télé Sahel montrant les débris du véhicule ayant servi à un attentat suicide le 23 mai 2013 à Agadez
Capture d'écran non datée d'une vidéo fournie par l'agence mauritanienne Ani montrant Mokhtar Belmokhtar
Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010











