Des Tunisiennes manifestent devant le siège de l’Assemblée nationale constituante, le 8 août.
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Sidi Bouzid n'est plus seulement le berceau de la révolution tunisienne. C'est aussi une ville en train de devenir le fer de lance de la contestation de la politique sociale menée par le gouvernement des islamistes d'Ennahdha, comme le montrent les nouvelles manifestations du jeudi 9 août.
À Sidi Bouzid, la révolte n’en finit pas de se consumer. Alors que le calme était revenu après les émeutes de fin juillet, de nouvelles échauffourées ont eu lieu jeudi 9 août. Cette fois, les manifestants réclamaient la démission du gouvernement dirigé par Hamadi Jebali (Ennahda, islamiste).
« Le peuple veut la chute de régime », « le peuple veut la chute du gouvernement », « non à l'hypocrisie », ont-ils scandé avant de prendre d’assaut le siège du gouvernorat, brisant le portail d'entrée du bâtiment. Les policiers ont alors tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les arrêter et les disperser. Cinq personnes ont été hospitalisées : l’une a été blessée par une balle en caoutchouc et quatre autres se sont senties mal en raison des gaz.
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La marche a revêtu un caractère éminemment politique. Plusieurs partis d'opposition y ont participé, tels le parti des Travailleurs tunisiens, Al-Watan (la nation) ainsi que des indépendants. « Les revendications du peuple relatives à l'amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n'est pas au service de ce peuple », regrette Mohamed Ghadri, membre du parti républicain.
(Avec AFP)

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