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09/08/2012 à 15:05
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Des femmes arrivent sur un marché de Gao, le 16 novembre 2006. Des femmes arrivent sur un marché de Gao, le 16 novembre 2006. © Georges Gobet/AFP

Les islamistes du Mujao ont pratiqué, mercredi 8 août à Ansongo, la première amputation d'un voleur présumé. Une pratique d'un autre âge et un crime de plus pour ceux qui contrôlent le Nord-Mali.

Qui a dit qu’ils attendraient que la totalité du Mali soit sous leur contrôle, et que les populations soient convaincues de l’utilité de la charia, pour qu’ils en appliquent les principes les plus rétrogrades ? Après la lapidation d’un couple non marié à Aguelhok, le 29 juillet, les islamistes ont amputé la main d’un voleur mercredi 8 août, dans la localité d’Ansongo, au Sud de Gao (Nord-Mali), une région contrôlée par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Lire nore dossier spécial "Charia : enquête sur une psychose".

Il s’agit là de la première amputation publique réalisée depuis que les islamistes occupent le Nord-Mali, suite à la défection de l’armée malienne. Un élu de la région qui se trouvait à Ansongo mercredi, précise que la victime était « un voleur de moto » et que « beaucoup de sang » a coulé au moment de l'amputation. Celle-ci s’est réalisée en place publique et en présence de dizaines de personnes.

"Nous allons faire la même chose à Gao"

« C'est la loi de Dieu. (…) Nous avons appliqué la charia (loi islamique) hier à Ansongo, la main d'un voleur a été coupée. C'est la charia qui exige ça », explique Mohamed Ould Abdine, un chef islamiste local du Mujao. Qui ajoute : « Dans quelques jours, nous allons faire la même chose à Gao. Personne ne peut nous empêcher de faire ça ».

L’amputation programmée dimanche à Gao, mais empêchée par des habitants, ne serait donc en fait que repoussée à plus tard. « La dernière fois, nous avons reporté [la mutilation, NDLR] à cause de l'intervention des notables, non à cause de la population qui ne peut rien », commente Mohamed Ould Abdine.

(Avec AFP)

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