Paul Kagamé (G.) et Joseph Kabila (D.), tout sourires, le 7 août 2013 à Kampala.
© Peter Busomoke/AFP
Le "principe d'une force neutre" dans l'est de la RDC, accepté par les présidents rwandais et congolais, Paul Kagamé et Joseph Kabila, ne s'est pas concrétisé dans les faits lors du sommet extraordinaire des dirigeants des États des Grands lacs, les 7 et 8 août à Kampala. Une nouvelle réunion doit avoir lieu dans un mois.
Le sommet des dirigeants de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), qui s’est tenu les 7 et 8 août à Kampala, a-t-il accouché d’une souris ? Même pas. Si des progrès ont été enregistrés quant à un éventuel rapprochement entre le Rwanda de Paul Kagamé et la RDC de Joseph Kabila, qui s’accusent mutuellement de soutien à des groupes hostiles à leurs régimes, ils n’ont pas été rendus publics.
Le « principe d'une force neutre » à établir dans l'Est de la RDC, qui avait été accepté par Kabila et Kagamé à la mi-juillet, reste donc pour l’instant à l’état... de principe. Le texte du communiqué publié par le CIRGL à la fin du sommet ne donne aucun détail sur la constitution d’une telle force, ni sur l’implication éventuelle de l'ONU ou de l'Union africaine (UA), dont les noms ne sont même pas mentionnés.
Comité de liaison
Seule avancée : les discussions ne sont pas closes, et les pays participants à la réunion « se retrouveront dans quatre semaines », a déclaré mercredi le président ougandais Yoweri Museveni en clôturant le sommet. En attendant, pour garder le contact, un « sous-comité » ministériel chargé de « fournir des détails sur la mise en œuvre de la force internationale neutre » a été mis en place, et devra rendre son rapport final lors de la prochaine réunion, indique le communiqué.
Présidé par le ministre ougandais de la Défense et composé de ses homologues d'Angola, du Burundi, du Congo, de RDC, du Rwanda et de Tanzanie, il aura également pour rôle de « proposer des mesures urgentes concrètes pour permettre un arrêt complet des combats » dans l'est de la RDC. Encore faudrait-il que Kinshasa et Kigali s’entendent pour sécuriser leur frontière. Or Kabila et Kagamé ont visiblement une conception très différente de la force censée « éradiquer » les groupes rebelles que sont le Mouvement du 23 mars (M23) et le Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), qui opèrent dans l’est de la RDC.
(Avec AFP)

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