Les représentants des pays des Grands Lacs sont réunis les 7 et 8 août à Kampala pour un sommet extraordinaire afin de trouver les modalités de l'établissement d'une "force neutre" dans l'Est de la RDC. Les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagamé, doivent trouver un terrain d'entente sous peine de voir leurs pays s'enfoncer dans une guerre dont personne ne veut.
Ils sont venus, ils sont tous là. Le président de la RDC, Joseph Kabila, et celui du Rwanda, Paul Kagamé, se sont réunis mardi à Kampala lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Objectif : trouver une solution pacifique à la crise sévissant au Nord-Kivu depuis le mois de mars dernier, en mettant sur pied une « force neutre » pour éradiquer les groupes rebelles - Mouvement du 23 mars (M23) et Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) - opérant dans la région.
Les présidents Yoweri Museveni (Ouganda), hôte de la réunion, Jakaya Kikwete (Tanzanie) et Pierre Nkurunziza (Burundi) sont également présents. Le Kenya et le Soudan sont quant à eux représentés par leurs vice-présidents respectifs, Kalonzo Musyoka et Adam Youssef, des ministres des quatre autres États-membres de la CIRGL (Angola, Centrafrique, Congo et Zambie) participant aussi au sommet.
Trois options sur la table
Lors des discussions, qui ont lieu à huis clos et devraient s’achever mercredi 8 août à la mi-journée, trois options sont sur la table : une force régionale constituée de soldats de la région et financée par ses États et des « partenaires internationaux »; une force mixte « internationale et régionale incorporée à la Monusco » dont le mandat - limité actuellement à la protection des civils - serait renforcé ; un mandat intérimaire confié à la Monusco en attendant la mise en place d'une « force neutre internationale ».
Alors que débutait la réunion de Kampala, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en visite à Pretoria, a exhorté les États d'Afrique centrale, « notamment le Rwanda », à coopérer pour priver de soutiens les mutins du M23, l'un des principaux groupes armés actifs dans l'est de la RDC.
Washington, allié-clé de Kigali, a suspendu mi-juillet son aide militaire au Rwanda, après la publication d'un rapport de l'ONU accusant nommément les autorités rwandaises de soutenir le M23. « Nous exhortons tous les Etats de la région, y compris le Rwanda, à travailler ensemble pour tarir le soutien aux rebelles du M23, pour les désarmer et pour traduire leurs leaders devant la justice », a déclaré Mme Clinton à Pretoria.
Elle faisait écho à une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU, la semaine dernière, réitérant une eferme condamnation de tout appui extérieur apporté au M23 notamment par d'autres payse et demandant eà tous les pays de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises pour le démantèlement et la démobilisation du M23 ».
(Avec AFP)

RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
Mugabe promulgue la nouvelle Constitution du Zimbabwe







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Des combattants de la rébellion du M23, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 30 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Des réfugiés nigérians et leurs enfants dans le village de Maïnari, dans le nord du Cameroun, le 20 mai 2013
Un Nigérian qui fuit les violences dans son pays, arrive avec sa famille en voiture dans le village de Maïnari, au Cameroun, le 20 mai 2013
Des réfugiés nigérians dans le village camerounais de Maïnari, le 20 mai 2013
Le président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim, le 18 avril 2013 à Washington
Le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun, le 22 mai 2013 à Cannes
Robert Mugabe le 16 mars 2013 Ã Harare











