Extension Factory Builder
08/08/2012 à 09:25
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Une unité anti-émeute à Conakry. Une unité anti-émeute à Conakry. © AFP

Une violente manifestation de commerçants, révoltés par l’insécurité, a été réprimée avec brutalité, mardi, à Siguri, dans le nord-est de la Guinée. Au moins une personne a été tuée par balle et cinq autres blessées.

Après les violences policières de la nuit de vendredi à samedi qui ont fait cinq morts dans le sud-est du pays, lors d’une manifestation de villageois contestant la politique de recrutement de la société minière brésilienne Vale, la Guinée a été mardi 7 août le théâtre de nouveaux heurts à Siguri, dans le nord-est.

Excédés par l’insécurité grandissante dans cette ville minière – lundi des hommes armés portant l’uniforme de l’armée guinéenne ont tenté de voler le coffre-fort du bureau d’un vendeur d’or -  des commerçants sont descendus dans la rue avec la ferme intention de marcher sur la préfecture. Les forces de l'ordre ont tiré des coups de feu en l'air pour stopper la progression des manifestants qui se sont retranchés derrière des barricades. Après avoir mis le feu à des pneus, ils ont pris d’assaut et saccagé le domicile du préfet, qui, selon les mêmes sources, a été contraint de se réfugier avec sa famille dans un camp militaire. Les assaillants ont alors pris pour cible ce même camp à coups de pierres et de bâton enflammés, incendiant deux véhicules de l’armée et cinq motos.

« Les forces de l'ordre ont tué à balle réelle une personne, un jeune d'une vingtaine d'années ce (mardi) matin et blessé cinq autres lorsque nous avons tenté de marcher sur la préfecture » de la ville, a affirmé un témoin joint depuis Conakry.
Des propos qui ont été confirmés par un responsable de la Croix rouge guinéenne et par un officier de police, Sény Camara.

De son côté, le gouvernement a fait savoir qu’une enquête avait été ouverte pour élucider les circonstances dans lesquelles ces manifestants ont été abattus.

Insécurité

« Nous sommes révoltés, exaspérés face à l'insécurité qui grandit dans cette ville alors qu'il y a deux camps militaires, une brigade de gendarmerie et deux commissariats de police », a indiqué un manifestant.

« Aujourd'hui, personne ne va travailler ici. Nous tenons la ville. Nous voulons savoir pourquoi il y a tant d'insécurité dans notre cité », a affirmé un autre manifestant, avant d’ajouter que « si c'est à cause de l'or qui est exploité ici, on va fermer la société Ashanti goldfields (SAG) ».

« Les autorités préfectorales ont reçu le gouverneur de région, Nawa Damet, qui a promis des sanctions contre le laxisme de certains éléments des forces de l'ordre », a déclaré l'officier de police Sény Camara, ajoutant que « les forces de l'ordre ont été mis en alerte jusqu'à la fin de la semaine ».

(avec AFP)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Guinée

Drague : le bal des faux-culs

Drague : le bal des faux-culs

Ils sont discrets, rembourrés et très à la mode en Afrique de l'Ouest... Zoom sur ces collants qui permettent aux femmes d'afficher de jolies fesses rebondies à moindre prix.[...]

Ebola en Afrique de l'Ouest : le bilan passe le cap des 600 morts, dont 68 en 5 jours

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan de l'épidémie de fièvre Ebola qui frappe la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone depuis mars a désormais franchi le cap des 600[...]

Selon l'OMS, l'épidémie de virus Ebola "peut être stoppée" en Afrique de l'Ouest

Après une accalmie au mois d'avril, la grave épidémie de virus Ebola qui touche l'Afrique de l'Ouest est repartie à la hausse ces derniers jours. Selon des responsables de l'OMS, celle-ci peut encore[...]

Ebola : l'Afrique de l'Ouest réunie à Accra pour riposter à l'épidémie

L'Afrique de l'Ouest, dont onze pays sont réunis à Accra en compagnie d'experts internationaux mercredi et jeudi, tente de riposter à l'épidémie d'Ebola qui a déjà fait 467 morts[...]

Guinée : Ebola, la fièvre monte à Conakry

Ebola tue maintenant au Liberia et en Sierra Leone, mais c'est toujours la Guinée qui paie le plus lourd tribut. Reportage dans un hôpital de Conakry, où l'on se bat pour sauver des vies.[...]

Guinée : polémique entre Alpha Condé et MSF autour de l'épidémie d'Ebola

Le torchon brûle entre le président guinéen, Alpha Condé, et l'organisation Médecins sans frontières (MSF). Lundi 23 juin, celle-ci avait ainsi estimé que l'épidémie[...]

Ebola : l'épidémie est "hors de contrôle" en Afrique de l'Ouest, selon MSF

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a affirmé lundi que la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone comptaient "60 foyers actifs" de fièvre hémorragique, en grande partie due au[...]

Massacre du 28 septembre en Guinée : "Il y a aura une justice nationale", assure Cheick Sako

Une semaine après les déclarations du Général Sékouba Konaté - qui affirme avoir déposé auprès de la Cour pénale internationale (CPI) une liste de noms de[...]

Hausse des cas d'Ebola en Guinée

Une hausse des cas de fièvre hémorragique, essentiellement due au virus Ebola, suscite l'inquiétude des Guinéens, pays le plus affecté par l'épidémie qui affecte aussi la Sierra[...]

Le virus Ebola continue de se propager en Afrique de l'Ouest

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola continue de se propager dans trois pays d'Afrique de l'Ouest. Le bilan s'alourdissant, l'épidémie actuelle est d'ores et déjà la[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers