Rached Ghannouchi et Abdelfattah Mourou, au congrès d'Ennahdha, le 15 juillet 2012 à Tunis.
© Fethi Belaid/AFP/ARchives
L'un des fondateurs du parti islamiste Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a été agressé par un salafiste lors d'une conférence sur l'islam et la tolérance, dimanche 5 juillet. Il a dû recevoir cinq points de suture au front.
L’islamisme radical a encore frappé en Tunisie. Toujours au sens propre, mais cette fois pas contre des militants des droits de l’homme, des « gauchistes » ou des « mécréants ». C’est l’un des fondateurs de Ennahdha, Abdelfattah Mourou, qui a été victime de l’outrance salafiste, dans la nuit de dimanche à lundi, lors d'une conférence à Kairouan (centre) sur l'Islam et la tolérance.
La faute de Mourou ? Avoir pris la défense de Youssef Seddik, penseur tunisien honni par les islamistes radicaux, qui se faisait insulter par une partie du public. « Une de ces personnes a pris un verre et l'a jeté à la tête » de Mourou, a expliqué son fils, Dhiaeddine Mourou. Selon lui, son père a reçu cinq points de suture au front.
Sur une vidéo mise en ligne, on peut voir le bras d'un homme saisissant un verre et le brisant sur la tête d'Abdelfattah Mourou, 64 ans.
(Avec AFP)

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