Le président Denis Sassou Nguesso vote au 2e tour des législatives, le 5 août 2012 à Brazzaville
© AFP
Au lendemain du second tour des élections législatives, organisé dimanche 5 août, l'opposition congolaise a dénoncé des fraudes et relevé plusieurs incidents.
Comme pour le premier tour, organisé le 15 juillet, l'opposition congolaise est montée au créneau au lendemain du second tour des élections législatives. Lundi 6 août, elle a dénoncé de « flagrantes irrégularités » lors du scrutin tenu la veille, qui selon elle a été marqué par plusieurs incidents, notamment dans le sud du pays.
« Le vote d'hier a connu les mêmes irrégularités et les mêmes fraudes que lors du précédent tour », a déclaré Martin Kimpo, secrétaire national de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads, premier parti de l'opposition).
Selon lui, l'Upads a été « laminée » pour qu'il n'ait pas de groupe au parlement. « Le pouvoir va se retrouver seul pour bien accomplir sa mission de modifier la constitution pour permettre au président Denis Sassou Nguesso de se porter encore candidat en 2016, alors que la constitution de 2002 le lui interdit », a-t-il ajouté.
Le parti de l'ancien chef de l'État Pascal Lissouba (1992-1997) avait menacé de bloquer le vote en cas d'irrégularités. Il n'a pas mis sa menace à exécution.
Faible participation
Le vote a été marqué par une faible participation à Brazzaville. À Pointe-Noire, dans le sud du pays, les militants de deux candidats se sont violemment affrontés dans un centre de vote, et un cameraman d'une chaîne locale qui filmait la scène a été battu et brièvement hospitalisé.
« Il y a eu beaucoup d'incidents mais parfois isolés à Pointe-Noire. Nous attendons les rapports des commissions locales pour analyser, puis statuer sur d'éventuels cas de fraudes », a affirmé Céphas Germain Ewangui, vice-président de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel).
« Nous aurons les résultats dans 72 heures maximum, sinon nous allons les publier mardi », a indiqué dimanche le ministre de l'Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou.
Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) semble assuré de conserver la majorité à la future Assemblée nationale, qui comptera 136 sièges au lieu des 139 initialement prévus. Trois circonscriptions de Brazzaville, touchées par les explosions début mars, n'ont en effet pas pu voter.
(Avec AFP)

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