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03/08/2012 à 12:25
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Une pancarte devant la Brasserie Lipp à Paris, en octobre 1998, lors d'un rassemblement en hommage. Une pancarte devant la Brasserie Lipp à Paris, en octobre 1998, lors d'un rassemblement en hommage. © AFP

Soupçonné par la justice française d'avoir pris part à la préparation de l'enlèvement de l’opposant marocain Medhi Ben Barka à Paris en 1965, Housni Benslimane, président du Comité national olympique marocain (CNOM), est à Londres. Chargé de l’enquête, le juge français Patrick Ramaël souhaite l’interroger.

Chargé de l’enquête Ben Barka, le juge français Patrick Ramaël veut profiter de la présence à Londres d’Housni Benslimane pour interroger cet homme que la justice française soupçonne d'avoir pris part à la préparation de l'enlèvement de l’opposant marocain à Paris en 1965. Président du Comité national olympique marocain (CNOM), Housni Benslimane aurait été accrédité pour les Jeux olympiques, et, selon une source judiciaire, les autorités britanniques ont confirmé officieusement sa présence après en avoir été alerté par Patrick Ramaël.

Ex-capitaine et chef de la gendarmerie royale, Benslimane est dans le viseur du juge français depuis plusieurs années. En 2007, Patrick Ramaël avait lancé un mandat d’arrêt contre lui, malgré l’avis défavorable du parquet et d’Interpol. Mais ce mandat n'est plus exécutoire depuis 2009, le procureur de la République de l'époque, Jean-Claude Marin, ayant estimé que les charges n'étaient pas suffisamment détaillées, a affirmé une source judiciaire.

Fin mai 2009, alors que  Housni Benslimane séjournait en Espagne, le juge Ramaël avait déjà demandé aux autorités espagnoles de l'interpeller mais s'était heurté au refus de Madrid.

(Avec AFP)
 

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