Des partisans de l'ancien président malgache Marc Ravalomanana, le 28 juillet à Antananarivo.
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La Commission électorale nationale indépendante (Cenit) a annoncé mercredi 1er juillet que l’élection présidentielle tant attendue à Madagascar aurait lieu le 8 mai et le 13 juillet 2013.
« Le 8 mai 2013 aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle. Le 3 juillet 2013 aura lieu le deuxième tour de l'élection présidentielle, jumelé avec les législatives. Le 23 octobre auront lieux les élections communales et municipales ». L’annonce faite par la présidente de la Commission électorale nationale indépendante (Cénit), Béatrice Atallah, est « une date à retenir dans l'histoire de Madagascar », selon le Premier Ministre malgache Omer Beriziky. Madagascar attend des élections mars 2009, date du renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina.
Béatrice Atallah a estimé qu'il était « temps que la Grande Île ne soit plus mise au ban des nations, maintenant qu'elle avait son calendrier électoral après plus de trois ans de crise ». « J'appelle la communauté internationale à lever les sanctions budgétaires », a-t-elle déclaré. « Je soutiens Mme Atallah dans sa demande de levée des sanctions. La politique c'est une chose, mais les 20 millions de Malgaches, c'en est une autre. Nous avons toujours soutenu les programmes d'aide à la population », a fait écho la coordinatrice résidente des Nations unies Fatmah Samoura.
Toujours pas réintégré à l'UA
Le représentant de l'Union africaine (UA) aux Comores, Mourad Taiati, s’est dit favorable « au calendrier proposé et annoncé » par la Cénit, mais juge qu’« il est (encore) inapproprié de parler de la réintégration de Madagascar dans l'UA ».
Malgré la signature par la quasi-totalité des entités politiques malgaches en septembre 2011 d'une « feuille de route » visant à mener le pays vers des élections, des blocages persistent, notamment autour de la question du retour d'exil de l'ex-président Marc Ravalomanana, bloqué à deux reprises. Rajoelina s’est toujours opposé aux velléités de on rival de se présenter à la présidentielle. Condamné par contumace aux travaux forcés pour son rôle dans les émeutes de 2009, celui-ci est empêché par la loi électorale d'être candidat .
Une rencontre à huis clos entre les deux hommes a été organisée la semaine dernière aux Seychelles. Peu d’informations ont circulé sur le contenu de leurs échanges mais le face-à-face n’a pas permis de régler leurs différends.
(Avec AFP)

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