Après la tragédie de Munich en 1972, les Jeux olympiques aspirent en 1976, à Montréal, à retrouver un peu sérénité. L’olympiade canadienne ne va cependant pas être, politiquement, de tout repos. Protester contre la participation de la Nouvelle-Zélande, qui a envoyé quelques temps auparavant ses rugbymen en Afrique du Sud, alors sous le régime de l’apartheid, 22 pays africains décident de boycotter la compétition.
Les organisateurs se seraient sans doute passés de ce nouveau coup d’éclat, quatre ans après l’épisode sanglant de Munich. En 1976 à Montréal, la politique va une nouvelle fois s’inviter sur la scène olympique. Vingt-deux pays africains choisissent de protester contre la participation de la Nouvelle-Zélande.
Le pays d’Océanie continue en effet d'envoyer son équipe de rugby jouer en Afrique du Sud, pays, à cette période, indésirable de l’olympisme mondial à cause de son régime de ségrégation raciale. Par le biais de la Nouvelle-Zélande, le régime de l’apartheid vient perturber les Jeux olympiques, alors même que l’Afrique du Sud en est elle-même exclue depuis 1964 et que le rugby ne fait pas partie des sports olympiques.
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"Collaboration avec l'Afrique du Sud raciste"
Seize pays africains, puis vingt-deux, déclarent alors au Comité international olympique « être au regret de devoir porter à la connaissance du CIO l'indignation de tous les sportifs et sportives d'Afrique devant la collaboration des autorités sportives de Nouvelle-Zélande avec l'Afrique du Sud raciste en dépit de la condamnation par le monde entier de telles relations. » Ils concluent, en un ultimatum : « Nous n'avons pas d'autre recours pacifique contre l'aide à visage découvert de la Nouvelle-Zélande aux actes d'inhumanité contre les Africains en Afrique du Sud que d'appeler le CIO à interdire à la Nouvelle-Zélande de participer aux Jeux Olympiques de 1976. »
Cependant, le CIO ne flanchera pas. En autorisant la participation de la Nouvelle-Zélande, il ouvre la voie à un boycott, appliqué par l'ensemble du continent, à l'exception du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, pour le continent africain à l’événement canadien. Autant dire qu’en 1976, l'anneau noir se détache des autres anneaux olympiques.
Extrait de l'émission radio Olympic Magazine du 18 juillet 1976.
Un officiel éthiopien explique les raisons du boycott (en anglais).

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