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01/08/2012 à 09:05
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Dioncounda Traoré, avant de s'adresser à la nation, le 29 juillet 2012, à Bamako. Dioncounda Traoré, avant de s'adresser à la nation, le 29 juillet 2012, à Bamako. © Habibou Kouyate/AFP

Revenu d'exil le 27 juillet, le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a obtenu un délai d'une dizaine de jours pour former un nouveau gouvernement d'union nationale, par rapport à l'ultimatum fixé au 31 juillet par la Cedeao.

Les négociations progressent, mais lentement, vu la complexité de la situation au Mali. Le président de transition Dioncounda Traoré a donc obtenu un délai supplémentaire de dix jours de la Cedeao pour former le gouvernement d’union nationale que l’organisation exigeait avant le 31 juillet. « Le Mali a obtenu de ses partenaires le report de la date butoir du 31 juillet [fixée le 7 juillet, NDLR] pour la formation du nouveau gouvernement », a déclaré un conseiller présidentiel. De son côté, un diplomate africain en poste à Bamako précise que ce délai est « d'au moins dix jours ».

Le président « est actuellement en train de mener les consultations pour la formation de la nouvelle équipe » et « tout va bien », a affirmé son conseiller. La Cedeao a sans doute considéré que la récente reprise en main de la transition par Traoré, tout juste revenu dimanche d’un exil médical de deux mois en France, n’avait pas encore eu le temps de produire ses effets.

Dimanche, soit deux jours après son retour, le président a prononcé un discours à la nation presque unanimement salué au Mali, annonçant la création de nouveaux organes de transition, comme un Haut conseil d’État qui chapotera le processus de négociation avec les groupes islamistes du Nord et les rapports avec la clase politique et la société civile malienne, les « forces vives » de la nation.

"L'essentiel est fait"

« L'essentiel est fait. L'essentiel est que le président soit rentré, qu'il se soit adressé à la nation sur la nécessité de mettre en place des organes de transition, dont le gouvernement d'union nationale », a estimé lundi Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays médiateur dans la crise malienne au nom de la Cedeao.

Sentant qu’un pouvoir stable commence peut-être à se dégager à Bamako, certains groupes islamistes liés à Ansar Eddine tente d’appliquer la charia de plus en plus violemment pour édifier les populations qu’ils contrôlent, tout en distribuant parallèlement de l’aide sociale pour se rendre populaires. Dimanche dans la localité d'Aguelhok, contrôlée par le groupe Ansar Dine (défenseurs de l'islam) et Aqmi, un couple non marié a été notamment lapidé devant une foule d'environ 200 personnes regroupée spécialement pour l’occasion. Une première tragique au mali, dont l’islam mystique véhicule traditionnellement depuis des centaines d’années des valeurs de non violence et d’hospitalité. Le gouvernement malien a quant à lui dénoncé mardi une « pratique obscurantiste » qui ne restera pas impunie.

(Avec AFP)

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