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31/07/2012 à 13:00
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La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, le 30 juillet 2012 à Washington. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, le 30 juillet 2012 à Washington. © Paul J. Richards/AFP

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a entamé mardi 31 juillet une tournée africaine de onze jours, en commençant par le Sénégal. Suivront le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi et enfin l’Afrique du Sud. Avec pour objectif, dans chaque pays, de promouvoir la nouvelle stratégie africaine de Barack Obama.

Démocratie, croissance, sécurité : ce sont les trois mots-clé de la très longue tournée africaine (onze jours) qu’entame ce mardi 31 juillet la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. Son périple passe d’abord par le Sénégal, seule étape francophone, puis par le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi et enfin l’Afrique du Sud.

Les États-Unis entendent contribuer au « renforcement des institutions démocratiques et de la croissance économique » et « faire progresser la paix et la sécurité » sur le continent, annonce un communiqué de la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland.

"Résistance des institutions sénégalaises"

La tournée diplomatique de la chef de la diplomatie américaine s’inscrit dans le cadre de la politique africaine des États-Unis présentée en juin dernier par le président Barack Obama. À ce titre, la première étape sénégalaise, avec une rencontre prévue avec le nouveau président Macky Sall, est très symbolique. Alors que Washington avait durement critiqué l’attitude de l’ancien président Abdoulaye Wade avant la présidentielle de mars dernier, Hillary Clinton devrait saluer « la résistance des institutions démocratiques sénégalaises », après avoir craint une dérive autocratique du Parti démocratique sénégalais (PDS), désormais réduit à une très faible opposition (12 députés sur 150 à l’Assemblée).

La secrétaire d'État, qui a déjà visité 102 pays depuis sa prise de fonction, devrait poursuivre son exploration en se rendant pour la première fois dans le plus jeune État du monde, le Soudan du Sud, qui a fêté le 9 juillet le premier anniversaire de son indépendance. Elle y rencontrera le président Salva Kiir « pour réaffirmer le soutien des États-Unis et encourager les négociations avec le Soudan afin de parvenir à un accord sur les questions de sécurité, de citoyenneté et le dossier pétrolier », explique le communiqué de Mme Nuland.

Kony dans le viseur

Autre étape du parcours diplomatique : l’Ouganda, malgré la présence du virus Ebola dans la capitale Kampala. Hillary Clinton se penchera en particulier sur le dossier de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de son chef Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et traqué par l’armée ougandaise avec l'UA avec l’aide d’une centaine de membres des forces spéciales américaines.

À Nairobi, dernière étape avant le Malawi et l’Afrique du Sud, la secrétaire d’État devra prendre le pouls de la démocratie kenyane, malmenée lors des derniers scrutins, et où de nouvelles élections sont programmées en 2013. Faisant d’une pierre deux coups, elle devrait aussi s'y entretenir avec le président sortant de Somalie, Sharif Cheikh Ahmed, candidat à sa succession. Les fragiles institutions somaliennes de transition doivent être renouvelées au cours des deux prochains mois, avec un Parlement chargé d'élire un président au plus tard le 20 août, selon un calendrier soutenu par la communauté internationale.

(Avec AFP)

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