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31/07/2012 à 08:20
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Moustapha Niasse Dakar. Moustapha Niasse Dakar. © Seyllou/AFP

Le principal allié de Macky Sall au deuxième tour de la dernière présidentielle a été élu, lundi 30 juillet, président de la nouvelle Assemblée nationale où l'opposition est réduite à la portion congrue. Pour Moustapha Niasse, pilier de la politique sénégalaise, âgé de 74 ans et désormais numéro deux de l'État, c'est une consécration.

Le plus lourd allié politique de Macky Sall, l’ex-Premier ministre Moustapha Niasse a été élu lundi 30 juillet sans surprise au perchoir de l’Assemblée nationale sénégalaise, élue le 1er juillet, face à Oumar Sarr du Parti démocratique sénégalais (PDS, expouvoir). Les membres de la coalition présidentielle (119 sièges députés sur 150 sièges), dont le dirigeant de l'Alliance des forces de progrès (AFP) fait partie, ont voté pour lui sans difficulté.

« C'est un nouveau rendez-vous que le peuple sénégalais, à travers la représentation nationale, prend avec l'histoire. L'Assemblée nationale doit rester dans la vocation pleine d'une institution qui reste à l'écoute du peuple. Nous devons être les dignes représentants du peuple sénégalais », a déclaré le nouveau numéro deux de l’État, âgé de 72 ans.

Véritable pilier de la politique sénégalaise, Niasse a été directeur de cabinet du président Léopold Sédar Senghor (1960-1980), deux fois Premier ministre des présidents Abdou Diouf (1980-2000) et Abdoulaye Wade (2000-2012) et plusieurs fois ministre des Affaires étrangères sous le régime du Parti socialiste (1960-2000), mais aussi médiateur dans des crises en Afrique. Administrateur civil, consultant international et hommes d'affaires, il n’a cependant jamais réussi a atteindre la magistrature suprême malgré trois tentatives en 2000, 2007 et 2012.

Faiblesse de l'opposition, force des femmes

La nouvelle Assemblée est marquée par la faiblesse de l’opposition du PDS, qui ne rassemble que 12 députés, à quoi s’ajoute une coalition de dissidents du parti de Wade, qui totalise quant à elle 4 députés. De petits partis se partagent les 15 sièges restants, dont 9 reviennent à des listes dirigées par des chefs religieux dans un pays laïc et musulman à 95%.

Autre fait notable : la présence des femmes dans la représentation nationale s’est accrue, avec 64 sièges sur 150, contre 33 dans la précédente législature, grâce à une loi sur la parité adoptée en mai 2010 qui instaure la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions, totalement ou partiellement électives.

(Avec AFP)
 

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