Le roi Mohammed VI a prononcé, lundi 30 juillet, son discours du trône, à l'occasion de ses 13 ans de règne. En y affirmant les deux priorités actuelles des réformes en cours : la lutte contre la corruption dans la justice et la régionalisation dans le cadre d'un projet de décentralisation.
Réforme de la justice et « régionalisation ». À l’occasion de son discours à la nation prononcé à Rabat pour le 13e anniversaire de son intronisation, le roi Mohammed VI a une nouvelle fois rappelé les deux « priorités » de son règne, lundi 30 juillet.
« La justice, la régionalisation et la gouvernance territoriale figurent en tête de nos priorités », a déclaré le souverain, qui a lancé au printemps dernier un vaste chantier pour réformer une justice souvent décrite - aussi bien dans le pays qu’à l’étranger - comme gangrenée par la corruption.
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« Étant donné que la nouvelle Constitution [adoptée en juillet 2011, NDLR] place la réforme de la justice au cœur de son dispositif, les conditions sont désormais réunies pour assurer le succès de ce grand chantier », a il le souverain, appelant la Commission en charge de cette réforme à travailler « en toute indépendance ».
Mohammed VI estime par ailleurs que la régionalisation, qui doit s’inscrire dans un vaste projet de décentralisation, constituait un « chantier majeur » qui permettra à l'administration « de se redéployer (et) et de répondre au mieux aux besoins des services ».
UMA, UE, Sahara...
Autre sujet abordés par le roi : l'Union du Maghreb arabe (UMA, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), qui doit tenir un sommet en octobre, et dont Mohamed VI souhaite qu’elle sorte de son « immobilisme », ce qui ne peut passer que par un rapprochement avec l’Algérie.
En revanche, pas d’évolution concernant le dossier du Sahara occidental. Le roi a réaffirmé la détermination du Maroc « à trouver une solution définitive » à ce conflit « sur la base de la proposition marocaine d'autonomie (...) dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Maroc ».
Enfin, Mohammed VI a souhaité le raffermissement de la coopération du royaume avec l'Union européenne, son principal partenaire économique, et notamment avec l'Espagne qui affronte une crise économique sans précédent, malgré les nombreux différends qui les opposent. Le Commission européenne a d’ailleurs annoncé lundi avoir adopté un programme d'action 2012 en faveur du Maroc d'un montant total de 112 millions d'euros, selon l'agence d'information officielle MAP. Ce programme vise à soutenir les efforts de réforme de Rabat en matière de gestion des finances, de l'administration publique ainsi que de la protection de la forêt.
(Avec AFP)

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