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30/07/2012 à 16h:56
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Le président ivoirien Alassane Ouattara (g.) et le président de l'Acnoa, Lassana Palenfo. Le président ivoirien Alassane Ouattara (g.) et le président de l'Acnoa, Lassana Palenfo. © Mathieu Olivier pour J.A.

Samedi 28 juillet, l'Afrique a inauguré son premier village olympique pour les JO de Londres en présence notamment de la princesse Lalla Joumala du Maroc, du Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et du président ivoirien Alassane Ouattara. Une réussite malgré quelques couacs…

L’Afrique vient de concrétiser une grande première : organiser, en marge des Jeux olympiques de Londres, un espace de promotion culturelle, touristique et sportif à destination de l’ensemble des pays du continent. Selon le président de l’Acnoa (Association des Comités olympiques nationaux africains), Lassana Palenfo, l’Asie ou l’Europe pourrait même suivre l’exemple, dans quatre ans, à Rio.

>> Suivez avec Jeune Afrique les performances des athlètes africains au JO de Londres 2012

L’affaire n’a pourtant pas été sans embûches. Alors qu’une vingtaine de pays avaient annoncé leur participation – et avaient loué un espace de présentation - certains stands sont restés vides, comme ceux de l’Ouganda ou encore du Congo-Brazzaville. Le Togo, bien présent quant à lui, a pour sa part peiné à remplir l’espace. Désorganisé par le changement de Premier ministre, le ministre des Sports ne pouvant être présent, et l’ambassadrice togolaise à Londres étant alors… à Paris, les Togolais ont limité les dégâts, en espérant que le matériel soit acheminé dans les prochains jours.

Inauguration de l'Africa Village aux JO de Londres 2012.

© Mathieu Olivier pour J.A.

Présidents fantômes

Les organisateurs ont passé une journée tendue. Et pour cause, dès 9h20 du matin, alors que le village ouvre à peine ses portes, un bruit se répand dans les coulisses : le président Ouattara est annoncé pour 9h40 puis 10h. Branle-bas de combat pour une visite matinale qui n’était pas attendue. Le tapis rouge (vert pour l’occasion) est balayé, la sécurité s’affaire et le vice-président de l’Acnoa, l’Algérien Mustapha Berraf, s’active en coulisses.

Au bout d’une demi-heure, celui-ci finit par confier : « Ouattara ne viendra pas ce matin. Mais vous allez avoir le président tunisien ». Moncef Marzouki est en effet en ville depuis vendredi 27 juillet, pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Après un passage à l’ambassade, il souhaite faire un passage par le village africain. Problème : la course cycliste messieurs perturbe la circulation. Bilan : Marzouki abandonne, au grand dam des participants au stand de la Tunisie.

Une réussite

Alassane Ouattara : la paix, la CAN et les JO

Interrogé sur la possibilité pour l’Afrique et notamment pour la Côte d’Ivoire, d’accueillir à termes les Jeux olympiques, le président ivoirien s’est montré lucide : « Il y a beaucoup de pays qui ont eu la chance d’avoir la paix pendant des années. La Côte d’Ivoire vient quant à elle de sortir d’une crise. Nous allons d’abord travailler pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations. ».

Ouattara reporté, Marzouki annulé, les noms continuent d’aller bon train. Le président gabonais Ali Bongo est annoncé. Le Premier ministre algérien également. Seul ce dernier honorera la cérémonie d’inauguration de sa présence. Accompagné du président ivoirien, finalement présent, et de Lalla Joumala, princesse du Maroc et ambassadrice du Royaume à Londres, le cortège effectue un tour des stands studieux, en fin de journée, malmené par la cohorte de cameramen et de photographes habituelle.

Deux déclarations à la presse plus tard, pour louer le côté admirable des athlètes africains et évoquer l’espoir de Jeux olympiques sur le continent (voir encadré), et la visite officielle est terminée. Celle-ci est loin d’être anecdotique. Elle vient de mettre le village africain sur de bons rails.

___

Mathieu Olivier, envoyé spécial à Londres.

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