Extension Factory Builder
27/07/2012 à 16:48
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Marafa Hamidou Yaya (c) quitte le tribunal, le 16 juillet 2012 à Yaoundé. Marafa Hamidou Yaya (c) quitte le tribunal, le 16 juillet 2012 à Yaoundé. © AFP

L'ancien ministre de l'Intérieur camerounais, Marafa Hamidou Yaya, est suspecté d'avoir détourné, avec d'autres accusés, la somme de 29 millions de dollars dans l'"affaire Albatros". Son procès a débuté sous haute tension, le 26 juillet à Yaoundé.

Si l’Albatros n’a jamais décollé, l’argent qui devait le financer s’est, lui, bien envolé. L'ex-ministre camerounais de l'Intérieur, Marafa Hamidou Yaya, fait partie des suspects accusés de détournements de fonds publics dans cette désormais fameuse « affaire Albatros ». Son procès s’est ouvert jeudi 26 juillet et se poursuivait vendredi avec l'audition des témoins de l'accusation.

Les deux premiers témoins présentés par les accusateurs de M. Marafa, poursuivi en même temps que cinq autres personnes, ont comparu pendant plus de huit heures, lors d'une audience qui s'est terminée dans la nuit de jeudi à vendredi. Dix autres témoins de l'accusation doivent encore se succéder au tribunal, avant la déposition de ceux des accusés.

29 millions de dollars

Il est reproché à Marafa Hamidou Yaya d'avoir détourné avec d'autres accusés, dont Yves Michel Fotso, ancien patron de la défunte compagnie aérienne Camair, la somme de 29 millions de dollars (23,6 millions d'euros). Cet argent était une avance faite par le Cameroun en 2001 pour l'acquisition d'un avion présidentiel - surnommé Albatros - auprès du constructeur américain Boeing. L'opération n'a jamais abouti et l'argent est depuis porté disparu. Ce scandale d’État est désormais baptisé « affaire Albatros », en référence au nom de l'avion.

Début mai, un ex-ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis, Jérôme Mendouga, a écopé de dix ans de prison dans le cadre de la même affaire.

(Avec AFP)

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Cameroun

Les Camerounais sont-ils trop gourmands ?

Les Camerounais sont-ils trop gourmands ?

En ce mois de juillet, la question de la nourriture ne concerne pas que ceux qui s’en privent pour des raisons de pratique religieuse. Elle taraude ceux qui en sont privés, quand bien même leur budget aliment[...]

Cameroun : le parlement autorise la ratification de l'APE intérimaire

L’accord prévoit un démantèlement tarifaire sur les quinze prochaines années et une libéralisation de 80% des importations venant de l’Union européenne. Devant le blocage des[...]

Expatriés : les villes africaines toujours plus chères !

Les classements 2014 des cabinets Mercer et ECA International montrent que les villes africaines sont toujours plus chères pour les expatriés. En cause : une dépendance forte vis-à-vis des importations[...]

La Cemac entre rebelles, islamistes et pirates

C'est devant une Cemac impuissante que l'État centrafricain s'est effondré. Certes, la Communauté a tenté de s'interposer entre les parties en conflit. Mais pour mieux constater ensuite son[...]

Mondial 2014 - Mboma : "Le Brésil de Scolari n'a jamais voulu changer de système de jeu"

Comme tout le monde, Patrick Mboma a été estomaqué par la demi-finale perdue par le Brésil face à l’Allemagne (1-7), mardi 8 juillet au soir. L’ancien attaquant international[...]

Cyclisme africain : pas de Tour de France, mais un sacré braquet !

On espérait des Sud-Africains et des Érythréens sur les routes du Tour de France. Mais, cette année encore, la compétition est orpheline du continent. Pourtant, l'Afrique est loin d'être[...]

Cameroun : Zang Adzaba et son Cardiopad, le coeur sur la main

Son invention pourrait sauver des vies... et a déjà bouleversé la sienne. À 26 ans, Arthur Zang Adzaba est le jeune papa du Cardiopad. Il a reçu le prix Rolex à l'esprit[...]

Cemac : l'histoire d'un long accouchement

Surprise ! Le 16 mars 1994 à N'Djamena, au Tchad, l'Union douanière et économique des États de l'Afrique centrale (Udeac) est morte, sans signe avant-coureur. Elle est remplacée, le[...]

Cemac : vingt ans... et des regrets

Gabegie administrative, projets en suspens, scandales financiers et rivalités politiques affaiblissent une organisation régionale dont les membres ne parviennent pas à définir une politique[...]

Voyager dans la zone Cemac : bakchichs, barrages, parano sécuritaire... Le parcours du combattant

Frontières tantôt ouvertes tantôt fermées, Bakchichs, barrages, paranoïa sécuritaire... La traversée des pays membres de la Communauté économique et monétaire[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers