Transféré de l’Espérance Tunis à Lekhwiya SC – un club qu’il rejoindra le 1er janvier prochain – pour 11,5 millions d’euros, Youssef Msakni assure que le Qatar est un tremplin pour l’Europe... Plus précisément pour la France et le Paris-SG.
À l’heure des transferts, la rumeur prend des dimensions planétaires. Avec elle, Youssef Msakni (21 ans), a beaucoup voyagé. En Suisse (FC Sion), en France (Lille, Montpellier, Paris-SG), et même en Russie (CSKA Moscou, Anzhi Makhachkala), où, assure le jeune international tunisien, « j’aurais pu gagner beaucoup plus d’argent qu’au Qatar. Mais je ne voulais pas aller en Russie, à cause du climat, de la langue, ni en Suisse. Le Qatar, pour moi, c’est un bon tremplin, où je pourrai progresser. »
Son transfert pour le club de Doha, présidé par Tamin Bin Hamad al-Thani, qui est également propriétaire du Paris-SG, est estimé à 11,5 millions d’euros, le plus important pour un joueur évoluant sur le continent africain. L’Espérance de Tunis va en récupérer une grosse partie, le Stade Tunisien, qui l’a formé, devrait empocher entre 800 et 900 000 euros, et Msakni, dont le salaire va atteindre une autre dimension, a touché une coquette prime à la signature, lorsqu’il a paraphé son contrat de quatre ans et demi.
« Le championnat du Qatar est supérieur à celui de Tunisie. Si je l’ai choisi, c’est parce que cela va me permettre de progresser, mais aussi parce que les Qatariens étaient les seuls à accepter que je reste à l’Espérance jusqu’à la fin de la Ligue des Champions africaine.»
Au Qatar, sur les conseils de Maaloul
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Mais à Tunis, personne n’ignore que le Qatar n’est censé n’être qu’une étape pour Msakni. « Je lui ai conseillé d’aller là-bas », insiste Nabil Maaloul, l’entraîneur de l’Espérance, qui a longtemps officié comme consultant à Al-Jazira, la chaîne dont est propriétaire le président de Lekhwiya. « Si Youssef aligne les bonne performances, il a de bonnes chances de rejoindra le Paris-SG assez rapidement. » L’idée de jouer pour le club français séduit l’international tunisien, évidemment soupçonné par une partie de l’opinion publique tunisienne d’avoir fait un choix financier plutôt que sportif, et d’aller s’enterrer dans un championnat qatarien guère coté.
« Le PSG est une grosse équipe. Je m’intéresse beaucoup à la Ligue 1 française, et j’aimerais y jouer un jour. Mais je dois encore progresser », explique Msakni. Sami Trabelsi, le sélectionneur tunisien, ne voit pas forcément cet exil dans le Golfe Persique d’un mauvais œil. « Il y a de bons joueurs dans le championnat du Qatar. Après, tout dépendra de Msakni… »

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