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26/07/2012 à 18:48
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Sara El Bekri participe aux épreuves de natation du 28 juillet au 3 août. Sara El Bekri participe aux épreuves de natation du 28 juillet au 3 août. © AFP

À 24 ans, Sara El Bekri espère bien décrocher la première médaille olympique de la natation marocaine. Dans cette perspective, elle s'est entraînée avec l'ancien coach de Laure Manaudou, Philippe Lucas.

Pour sa deuxième participation aux Jeux Olympiques – elle a été la première Marocaine à empocher son billet pour Londres -, la spécialiste de la brasse se présente en nageuse avertie. Entraînée à la dure à Paris par le très médiatique Philippe Lucas, l’ex-coach de la championne française Laure Manaudou, elle a rejoint depuis deux ans le très select club Lagardère Paris Racing.

Son élimination en 2008 à Pékin, dès le premier tour, est désormais loin derrière elle. Il faut dire que le palmarès qu’elle affiche depuis a de quoi la remettre en confiance : deux médailles d’or au Championnat d’Afrique 2010 ; dix médailles (cinq en or, cinq en argent) aux Jeux panarabes de 2011 ; deux médailles d’or au Championnat de France Elite 2012 ; une médaille de bronze à l’Open EDF de Paris 2012.

Rivalités personnelles

Inscrite à la natation par ses parents dès l’âge de 5 ans, Sara El Bekri fait ses premières brasses à la piscine du Complexe Mohammed V de Casablanca, où elle est née. Formée par Mohamed Rachidi au club du Wydad Athletic Club de Casablanca (WAC), elle se distingue déjà à la brasse et en 4 nages. Mais, dès 12 ans, elle fait les frais du conflit opposant le directeur technique national et son entraîneur, lorsque ce dernier la soutient dans sa décision de rejoindre le club concurrent du Raja.

Impliquée dans un conflit opposant le directeur technique national et son entraîneur, elle est exclue durant six années des compétitions.

Elle en paie alors le prix fort : six années d’exclusion des compétitions et du même coup, du seul bassin d’entraînement dont dispose Casablanca. Sauf que Sara El Bekri n’est pas de celles qui se démontent vite. Son baccalauréat scientifique en poche, elle fait ses valises pour Lyon (sud-est de la France) pour y suivre des études d’ingénieur. Inscrite en sport-études à Institut national des sciences appliquées (INSA), elle continue en parallèle son entraînement.

Pas de ramadan

Le défi était risqué, mais Sara El Bekri peut se targuer de l’avoir relevé haut la main. Diplômée en génie industriel, elle décroche un emploi dans un cabinet parisien de conseil en système d’informations. Grâce à un emploi du temps aménagé, celle que l’on dit rigoureuse et ultra-déterminée s’impose dans le même temps parmi les meilleures nageuses de brasse, dans les compétitions françaises et internationales. Encore marginalisée au Maroc, régulièrement mise en difficulté (sa bourse pour les JO 2012 a été gelée), le lien avec son pays ne s’est pour autant jamais brisé. Elle n’a jamais souhaité prendre la nationalité française, ni intégrer l’équipe de France. Elle envisage même un éventuel retour au Maroc.

En attendant, Sara El Bekri concourra à Londres le 400m 4 nages (28 juillet), le 400m nage libre (29 juillet), le 100m brasse (29 et 30 juillet), le 200m 4 nages (30 et 31 juillet), le 200m brasse (1er et 2 août) et le 800m nage libre (2 et 3 août). Fermement décidée à mettre toutes les chances de son côté, elle a annoncé qu’elle ne ferait pas partie des jeûneurs du ramadan. « Incontestablement, nos capacités physiques sont diminuées. On est partagé par la volonté de respecter l’un des cinq piliers de notre religion et celle d’arriver en meilleur état de forme possible aux JO, a-t-elle expliqué. Il se trouve que les sportifs disposent d’une dérogation qui les autorise à manger pendant la compétition et de rattraper les jours non jeûnés dans l’année. » Face aux redoutables Sud-Africaines, nul doute qu’elle sera une dangereuse adversaire.

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