Le Mali n’enverra finalement pas de boxeur aux Jeux olympiques de Londres 2012. Mohamed Diaby a été disqualifié après avoir été contrôlé positif à un test anti-dopage.
Les 31 membres de la délégation malienne aux Jeux Olympiques (JO) de Londres 2012 se sont envolés de Bamako au soir du 23 juillet, en laissant dernière eux Mohamed Diaby, le jeune boxeur de 28 ans qui s’était qualifié pour le plus grand rendez-vous sportif mondial – une première pour le Mali dans cette discipline. En cause : un contrôle anti-dopage positif à Casablanca, au mois de mai dernier.
« Le résultat a fait l’effet d’une bombe au sein de la Fédération malienne de boxe (FMB) en juin dernier », commente le colonel Raoul Diakité, président de la FMB. « Nous n’y avons pas cru jusqu’à ce qu’une deuxième analyse soit effectuée sur l’échantillon B, en présence du sportif lui-même ». La sanction est immédiate : Diaby ne boxera pas aux JO dans la catégorie welter.
Pour préparer les Jeux, le jeune athlète de 69 kg est passé au mois de mars à Bamako avant d’effectuer plusieurs stages de préparation, notamment à Cuba. Or sa présence au Mali a coïncidé avec le coup d’État du 22 mars, ce qui a réduit ses déplacements alors même qu’il venait d’attraper une grippe, explique-t-on à la FMB.
Négligence coupable
C’est pour se soigner que le jeune boxeur aurait alors consommé un produit interdit depuis 2011. « Le médecin qui lui a prescrit le produit n’était pas un spécialiste du sport de haut niveau », explique le président de la FMB, qui reconnaît les erreurs à la fois de la fédération et du boxeur. « C’était une négligence de notre part mais aussi de celle de Diaby lui-même, car il doit savoir les produits qu’il ne doit pas consommer ».
L’avocat de l’athlète a déposé un dossier dans lequel il justifie la prise du produit dopant par une négligence en niant la volonté de tricher. L’association de boxe amateur (ABA) n’a pas encore décidé de la date d’évaluation du dossier.
_______
Par Baba Ahmed, à Bamako

Tunisie : un mort et des blessés lors de heurts entre salafistes et policiers à Tunis
L'armée nigériane ratisse des quartiers islamistes de Maiduguri
Algérie : un patron de presse accusé d'atteinte à la sécurité de l'État







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Carte localisant Kairouan où les militants salafistes jihadistes organisent un congrès, dimanche
La police tunisienne tire des gaz lacrymogènes lors de heurts avec des salafistes, le 19 mai 2013 à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis
Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, le 12 mars 2013 Ã Tunis
La police tunisienne lors de heurts avec des salafistes à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis, le 19 mai 2013
Des mineurs assistent à une réunion syndicale de l'Union des mineurs (AMCU) lors d'une grève, le 15 mai 2013 à Marikana
Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire
Des policiers tunisiens affrontent des partisans du mouvement salafiste jihadiste Ansar Ashariaa, le 19 mai 2013 à Cité Ettadhamen
Un sismographe











