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24/07/2012 à 14:07
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Des femmes s'entraînent en haltérophilie, le 19 mai 2012 à Dubai, avant les JO de Londres. Des femmes s'entraînent en haltérophilie, le 19 mai 2012 à Dubai, avant les JO de Londres. © AFP

Les négociations avec le CIO ont débouché sur une petite révolution olympique. Une vingtaine de femmes issues des monarchies du Golfe participent aux JO de Londres. Avec ou sans voile.

Les Jeux olympiques qui s’ouvrent le 27 juillet à Londres compteront au moins dix-huit athlètes féminines originaires des monarchies arabes du Golfe, soit un nombre totalement inédit pour une région où la pratique féminine du sport reste confidentielle, quand elle n’est pas tout simplement interdite.

La raison de cette participation historique tient en grande partie au fait que le Comité international olympique (CIO) a fait beaucoup d’efforts ces dernières années, jusqu'à accepter de réinterpréter, pour des raisons sans doute en grande partie économiques, l’article 50 de la Charte olympique, qui stipule qu’« aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ».

Suivant la Fifa, qui a autorisé, le 5 juillet dernier, le port du voile par les joueuses de football pour des raisons « culturelles » et non religieuses (ça change tout), le CIO a ainsi autorisé officiellement, le 12 juillet, deux athlètes saoudiennes à participer voilées aux Jeux : la judokate Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani (+78 kg) et Sarah Attar, qui courra le 800 m. Une décision que les pays du Golfe ont évidemment applaudi avec joie. Sauf... l'Arabie saoudite, paradoxalement.

Débat sur la mixité

Car si le « premier pas » est venu de Riyad qui, le 24 juin dernier, a autorisé pour la première fois une représentation féminine aux Jeux, cette décision a suscité un violent débat dans le pays, les responsables religieux de la plus conservatrice des monarchies du Golfe se montrant résolument hostiles au sport féminin, interdit de fait à des millions de femmes saoudiennes à cause de la mixité qu’il implique.

Des Saoudiennes brandissent leur drapeau national à l'ouverture de la Coupe du Golfe, au Yémen, en 2010.

© Karim Sahib/AFP/Archives

Le nombre de Saoudienne participantes reste d'ailleurs en suspens. Selon la Fédération équestre internationale (FEI), la cavalière Dalma Rushdi Malhas, qui était pressentie pour être la première Saoudienne à participer à des Jeux olympiques, n'a finalement pas réussi à se qualifier pour Londres mais, Ingmar De Vos, secrétaire général de la FEI, a précisé que « le Comité international olympique examinait le cas d'un certain nombre d'autres athlètes saoudiennes, dans d'autres sports ».

Le Qatar vise 2024

Le Qatar a quant a lui sélectionné quatre athlètes, le royaume de Bahreïn huit (dont Mariyam Jamal, double championne du monde du 1 500 mètres), le Koweït trois, les Émirats arabes unis deux, en haltérophilie et au 1 500 mètres, et le sultanat d’Oman une.

Le Bahreïn s’est félicité de « l’impulsion au sport féminin à Bahreïn et dans la région » qu'implique la participation des athlètes féminines du Golfe aux Jeux. De son côté, Cheikh Saoud ben Abdel Rahmane Al-Thani, le secrétaire général du Comité olympique du Qatar, pays aux grandes ambitions sportives, s'est dit « très heureux de la participation des athlètes femmes aux Jeux Olympiques ».

Selon lui, le sport féminin qatari s’est affirmé lors des derniers Jeux arabes au cours desquels les athlètes de son pays ont remporté 32 médailles dont 8 d’or. D’autre part, le Qatar, dont la candidature a été écartée pour les JO de 2020, ne renonce pas à se présenter pour ceux de 2024, après avoir obtenu l'organisation de la Coupe du Monde de football en 2022.

(Avec AFP)

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