Extension Factory Builder
24/07/2012 à 00:20
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le stade de Wembley, où se dérouleront les finales du tournoi olympique. Le stade de Wembley, où se dérouleront les finales du tournoi olympique. © AFP

Sénégal, Gabon, Maroc, Égypte. Sur seize équipes qualifiées, quatre sélections africaines vont participer aux Jeux. Avec des chances de médailles plutôt faiblardes.

Les effluves des sacres olympiques du Nigeria (en 1996 à Atlanta) et du Cameroun (en 2000 à Sydney) se sont doucement dissipés. Depuis que les Lions indomptables sont revenus à Yaoundé scintillants d’or, plus aucune équipe africaine n’a atteint le sommet du tournoi olympique. Il y a quatre ans, les Super Eagles nigérians auraient pu renouer avec le passé, mais l’Argentine tenante du titre et conduite par un génie nommé Messi s’est opposée au bégaiement de l’histoire.

>> Lire aussi "JO 2012 : quelles chances de médailles pour l'Afrique ?"

Un show so british

Danny Boyle ne pourra pas dire qu’il n’avait pas de moyens. Avec un budget de 162 millions de livres (plus de 200 millions d’euros), le réalisateur oscarisé de Petits meurtres entre amis, Trainspotting et Slumdog Millionaire a imaginé une cérémonie d’ouverture qui se veut grandiose. Quelque 10 000 volontaires, 23 000 costumes, les symboles des 4 nations britanniques (Angleterre, Pays de Galles, Écosse, Irlande du Nord), la pelouse du Stade olympique transformée en campagne anglaise avec familles en plein pique-nique et troupeaux paissant (à la faveur d’une scène baptisée « Vert et Plaisant »), sans oublier la musique, avec Paul McCatrney en guest-star et la crème de la crème pop-rock britannique. A priori, rien ne manque pour que le show londonien du 27 juillet, programmé sur trois heures (à partir de 19h30 GMT), soit gravé dans le marbre des spectacles d’ouverture. Le maître de cérémonie a mis toutes les chances de son côté pour faire au moins aussi bien que son prédécesseur pékinois. Chiche. A. Bi.

Cette année, aucun des deux champions olympiques africains ne sera là. L’essoreuse des qualifications a fait son œuvre et si le Nigeria a atteint le tour final de Marrakech, le Cameroun a limité son apparition au premier tour, perdu face aux redoutables Tanzaniens. L’Afrique va donc envoyer chez les British un peu de sang neuf et quelques vieilles gloires en quête de rédemption.

Première fois

Le Sénégal, obligé de passer par l’épreuve des barrages face à Oman un soir d’avril à Coventry (2-0), et le Gabon, inattendu vainqueur du tour final marrakchi, vont participer pour la première fois aux Jeux. L’étiquette de béotiens qui leur colle aux crampons fait d’eux des candidats tous désignés pour un départ au soir du premier tour. Les Sénégalais ont même été expédiés dans le groupe A, celui du Royaume-Uni, nation organisatrice, de l’Uruguay et des Émirats Arabes Unis, la seule équipe qui semble vraiment à leur portée.

Le Gabon, qui vivra à Londres son dépucelage olympique, a été un peu mieux servi (Suisse, Corée du Sud, Mexique) mais, même en retournant le problème dans tous les sens, on imagine mal les Panthères survivre à la première phase face à des adversaires supérieurs et habitués aux grandes compétitions internationales.

Lions et Pharaons

Face à l’implacable épreuve des pronostics que la réalité vient parfois balayer, le Maroc et l’Égypte viennent rehausser les chances du football africain d’exister au-delà de la première semaine de compétition. Les Lions de l’Atlas, entraînés par le Néerlandais Pim Verbeek (au passeport révélateur d’un certain penchant pour le voyage : Japon, Corée du Sud, Australie, Allemagne, Émirats Arabes Unis et Antilles néerlandaises), n’ont pas hérité du groupe le plus insurmontable, si l’on veut bien admettre que l’Espagne, championne d’Europe des moins de 21 ans, apparaît intouchable. Mais avec pour autres adversaires le Japon et le Honduras, le Maroc - renforcé par Kharja (Al-Arabi Doha), l’un des cadres de la sélection A -, a le coffre nécessaire pour s’imaginer un destin de quart de finaliste.

Une ambition que peut partager l’Égypte, qui vivra sa douzième olympiade. Les Pharaons ont eux aussi hérité dans leur groupe (C) de l’un des favoris de la compétition : le Brésil. En revanche, avec le Bélarus et la Nouvelle-Zélande, l’équipe d’Hanny Ramzy, l’homme aux 124 sélections, n’est pas tombée sur deux terreurs de la planète football.

Petits espoirs féminins

Depuis que le football féminin est devenu membre permanent du giron olympique, en 1996, aucune équipe africaine n’est montée sur le podium. Le scénario risque de se reproduire cet été avec les 2 sélections, sur 12 qualifiées, qui représenteront le continent. Toutefois, l’Afrique du Sud et le Cameroun participant pour la première fois au tournoi, personne n’aurait le mauvais goût de leur demander d’accomplir des miracles.

Les Camerounaises ont éliminé le Mali, le Nigeria et doivent surtout leur qualification à l’impair commis par la fédération équato-guinéenne, coupable d’avoir aligné face à elles une joueuse qui n’aurait pas du être là, Jade Boho. Après avoir gagné sur le terrain (0-0, 2-0) le droit de participer au dernier tour des éliminatoires, la Guinée équatoriale a donc été disqualifiée au profit du Cameroun, qui aura pour adversaires le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et le Brésil. Les Banyana Banyana ont eu un parcours moins tourmenté (contre la Zambie, la Tunisie et l’Éthiopie) mais, face au Japon, à la Suède et au Canada, l’histoire risque de se compliquer un tout petit peu. A. Bi.


 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

AUTRES

France : le message de François Hollande aux dirigeants africains tentés de s'accrocher au pouvoir

France : le message de François Hollande aux dirigeants africains tentés de s'accrocher au pouvoir

Lors d'un entretien télévisé, diffusé jeudi, le président français François Hollande a adressé un message de bonne gouvernance aux dirigeants africains.[...]

Lutte contre Ebola : le Mali sera-t-il le "troisième bon élève" ?

À en croire un expert français de retour de Bamako, les 10 à 15 jours prochains détermineront si le Mali est capable de stopper l'épidémie d'Ebola. Ce qui fera de lui le "troisi&egrav[...]

Blaise Compaoré bientôt extradé vers le Burkina Faso ?

Lors d'une rencontre jeudi avec la presse nationale, le Premier ministre intérimaire, Isaac Zida, a annoncé que le Burkina va demander au Maroc l'extradition de Blaise Compaoré si les institutions judiciaires [...]

Mauritanie : Mohamed Ould Abdelaziz droit dans ses bottes

Mohamed Ould Abdelaziz ne s'en laisse pas conter, délègue peu et décide tout seul. Portrait d'un omniprésident mauritanien qui semble décidé à faire de la lutte contre la pa[...]

Danse : Hamid Ben Mahi, de la "hogra" à la révolution

Le chorégraphe français d'origine algérienne Hamid Ben Mahi évoque dans son nouveau spectacle, "La Hogra", les vexations qui ont servi de carburant aux révolutions arabes.[...]

Togo : les trois réformes que l'opposition réclame à cor et à cris

À quelques mois de l'élection présidentielle de 2015, pouvoir et opposition se déchirent sur la question des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Les modifications réclam&ea[...]

RDC : les premiers combattants FDLR désarmés sont arrivés à Kisangani

Après plusieurs mois de tergiversations, les premiers combattants FDLR ayant déposé les armes sont arrivés jeudi à Kisangani. Au total,  217 personnes, ex-combattants, leurs femmes et enfant[...]

Maroc - Minurso : Bolduc en stand-by

La nomination de la Canadienne Kim Bolduc à la tête de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) n'est toujours pas validée par Rabat.[...]

La Francophonie, un idéal voué à l'échec en cours

Magaye Gaye est directeur général du cabinet de recherche de financement GMCCONSEILS (Dakar, Sénégal). Au moment où le Sénégal  s’apprête à accueillir le 15[...]

Burkina Faso : le général Gilbert Diendéré démis de ses fonctions

Le président de la transition, Michel Kafando, a mis fin jeudi par décret aux fonctions de chef d’État-major particulier à la présidence du Faso du général Gilbert Diend&eac[...]

Francophonie : candidats au poste de secrétaire général, leurs atouts et leurs faiblesses

Dimanche à Dakar, les chefs d'États membres de la Francophonie, éliront le nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Présentatio[...]

Exclusif - Centrafrique : libération au Cameroun du chef rebelle Abdoulaye Miskine

Les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont finalement obtenu la libération de leur chef, Abdoulaye Miskine, en échange de celle, effectuée la veille, du prêtre polonai[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces