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19/07/2012 à 16:38
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L'ancien chef des services de renseignement était un homme incontournable du régime de Moubarak. L'ancien chef des services de renseignement était un homme incontournable du régime de Moubarak. © Reuters

Figure centrale du régime du président égyptien Hosni Moubarak, Omar Souleimane est décédé jeudi aux États-Unis. Il était âgé de 76 ans.

Pendant plus de 20 ans, il avait dirigé d’une poigne de fer les services de renseignements égyptiens. Considéré comme faisant partie du cercle intime de l’ancien président Hosni-Moubarak, il avait été choisi par ce dernier pour devenir son vice-président durant le soulèvement populaire qui avait conduit le dictateur à sa chute. À 77 ans, Omar Souleimaine est mort jeudi, dans un hôpital des États-Unis où il effectuait des examens médicaux.

Selon l’agence de presse officielle Mena, l’ancien général avait souffert d’une maladie pulmonaire grave à la suite de laquelle il avait développé des problèmes cardiaques. Son état de santé s’était subitement détérioré il y a environ 3 semaines. Il avait alors été hospitalisé à Cleveland, dans l’Ohio.

En Avril, Omar Souleimane s’était rendu à Dubaï, avant de rejoindre les États-Unis, après un détour par l’Allemagne, pour recevoir des soins médicaux, a expliqué à l’AFP le général Saad el-Abbassi, un des responsables de sa campagne présidentielle. Une information en partie confirmée par Rim Mamdouh, membre de son équipe de campagne, qui a indiqué que « son état de santé s’est récemment détérioré. Il était aux États-Unis pour des soins. »

Proche de Moubarak

Né le 2 juillet 1935, dans une famille aisée de Qena, en Haute-Égypte, Omar Souleimane s’était engagé dans la voie militaire, avant de prendre le chemin des services de renseignement, devenant en 1991 le chef des renseignements intérieurs. Nommé vice-président lors du soulèvement de janvier 2011, il avait été chargé de mener des négociations avec les forces de l'opposition politique, approchant les Frères musulmans pour essayer de trouver une solution permettant au président Moubarak de rester à son poste.

L’ex-proche du dictateur déchu n'a jamais été inquiété par les autorités postrévolutionnaires, bien que plusieurs activistes aient porté plainte contre cet acteur incontournable du régime de Moubarak. Une enquête pour corruption a été ouverte par le procureur général. Une autre essayait de déterminer le rôle de Souleimane dans la vente de gaz à Israël à un prix inférieur à celui du marché. Le plus grand secret entourait cependant tous ces dossiers.

En avril sa candidature à l’élection présidentielle avait été écartée par la commission électorale. Il lui manquait alors 31 signatures sur les 30 000 requises pour se présenter. Pour beaucoup, sa décision de participer au premier scrutin libre et indépendant du pays avait été encouragée par les militaires au pouvoir, dont l'objectif était de contrer la candidature du puissant homme d’affaires des Frères musulmans, Khairat el-Shater,

Fort notamment de bonnes relations avec les Américains, il avait été chargé de plusieurs dossiers de politique étrangère, dont celui du conflit israélo-palestinien.

(Avec AFP)

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